
Huit saisons au Stade Toulousain, puis un départ vers Montpellier cet été. Dimanche soir, Dimitri Delibes pourrait fouler pour la première fois la pelouse d’Ernest-Wallon avec le maillot d’un autre club. Des retrouvailles forcément particulières pour un joueur qui assume pleinement son choix et réalise déjà un excellent début de saison avec le MHR.
Le calendrier lui réserve un rendez-vous symbolique : Montpellier se déplace à Toulouse pour un remake de la dernière finale du Top 14. Titulaire à l’aile droite lors des trois premières journées, Delibes espère évidemment être de la partie.
« Je vais jouer contre des potes »
Retrouver Ernest-Wallon signifie bien davantage qu’un simple déplacement pour le trois-quarts formé à Blagnac.
Sa famille et ses proches seront présents, tandis que plusieurs de ses anciens partenaires pourraient se retrouver face à lui.
Dans La Dépêche, Delibes ne cache pas que cette rencontre occupe déjà son esprit :
« J’y pense forcément, parce que je vais jouer devant la famille et les potes. Je vais aussi jouer contre des potes donc j’y pense, après c’est le coach qui va faire l’équipe, mais j’espère en être. »
S’il est retenu, il découvrira donc une situation totalement nouvelle après huit saisons passées sous les couleurs rouge et noire.
Deux essais avant de retrouver Toulouse
Delibes arriverait également à Ernest-Wallon avec de la confiance.
Montpellier l’a titularisé lors de chacune des trois premières journées, toujours à l’aile droite. Face à Perpignan, il s’est particulièrement illustré en inscrivant deux essais.
Une réussite qu’il attribue aussi au travail collectif effectué depuis son arrivée dans l’Hérault.
Le trois-quarts apprécie notamment les ballons que ses partenaires parviennent à lui offrir :
« C’est sûr que quand t’es à l’aile et que les mecs te font croquer, c’est plus facile. On a encore un peu de mal à dézoner, à rentrer vraiment dans notre jeu offensif mais ce sont des choses qui vont venir avec le temps. »
Il insiste également sur l’intensité imposée à Montpellier :
« On bosse pas mal la semaine avec beaucoup de volume de course et beaucoup d’intensité. Nos coachs ne nous lâchent pas, ils nous disent de ne jamais lâcher et de tenter au maximum en se battant les uns pour les autres. C’est ce qu’on a fait et ça paye. »
« J’arrivais au bout d’une phase avec Toulouse »
Son départ du Stade Toulousain n’avait rien d’une décision précipitée.
Malgré les nombreux succès collectifs du club durant ses années sur place, Delibes constatait qu’il n’avait personnellement jamais disputé une finale. À Montpellier, il souhaitait trouver une nouvelle place et poursuivre ses ambitions dans un environnement différent.
Il avait expliqué ce qui l’avait poussé à tourner la page toulousaine :
« Il faut rester humble. Quand je pars de Toulouse, le club a beaucoup gagné. Mais moi, au final, je n’ai pas disputé une seule finale. C’est ça aussi que je viens chercher ici, s’imprégner du groupe et aller chercher une place pour décrocher des titres, jouer des finales… »
Après huit saisons, le moment lui semblait donc venu d’entamer un nouveau chapitre.
Et ses premières semaines dans l’Hérault confortent son choix :
« La suite pour moi après Toulouse était plutôt logique. Je pense que j’arrivais au bout d’une phase avec Toulouse et pour moi, il fallait choisir au mieux mon prochain club. C’est un club qui monte en puissance. Cela me tenait à cœur d’arriver dans un effectif qui avait de grandes ambitions sportives et je pense que je ne me suis pas trompé. »
Dimanche, s’il figure sur la feuille de match, Dimitri Delibes pourrait ainsi retrouver Matthis Lebel, Blair Kinghorn ou Ange Capuozzo face à lui. Des joueurs qu’il a longtemps affrontés à l’entraînement, mais qu’il pourrait cette fois défier avec le maillot montpelliérain.







