Minute Sports
  • Accueil
  • Calendrier / Classement
    • Calendrier TOP14
    • Classement TOP14
  • Actu Top14
  • Coupes d’Europe
  • Transferts
  • Equipe de France
  • International
  • Vidéos
  • Buzz
No Result
View All Result
Minute Sports
No Result
View All Result
Home Actu
PUBLICITÉ





Il appelle sa fille « Rochelle » : Levani Botia raconte de nombreuses anecdotes délicieuses sur sa carrière !


PUBLICITÉ

Yves Cecchi by Yves Cecchi
25 Sep 2026
in Actu
0

Samedi soir à Pau, Levani Botia disputera son 250e match avec le Stade Rochelais. Un chiffre presque inimaginable lorsque l’on replonge dans le parcours hors norme du Fidjien.

Avant de devenir une figure du Top 14, il courait pour aller s’entraîner faute d’argent pour prendre le bus, travaillait comme gardien de prison et avait même caché à sa femme qu’il jouait au rugby. À 37 ans, celui que les jeunes Rochelais surnomment désormais « papi » mesure le chemin parcouru.

Arrivé à La Rochelle en 2014 pour ce qui ne devait être qu’une aventure de quelques mois, Botia n’est finalement jamais reparti.

À l’approche de cette 250e apparition, il résume lui-même l’improbabilité de son histoire lors d’un entretien passionnant accordé à RMC Sport :

« Je me rappelle être venu en France pour jouer trois mois. Après deux matchs, j’ai signé un contrat. Et maintenant, j’en suis à 250. C’est fou ! À chaque fois, je me dis que c’est peut-être la dernière fois. »

Pour comprendre ce que représente ce cap, il faut remonter bien avant son arrivée en Charente-Maritime.

Il courait pour aller s’entraîner faute d’argent

Aux Fidji, le rugby accompagne Botia depuis l’enfance. Mais lorsqu’il décide véritablement de tenter sa chance, les conditions sont très éloignées de celles qu’il connaîtra ensuite en Top 14.

Après avoir quitté l’école, il obtient une opportunité dans une équipe de Suva. Sans emploi, il n’a cependant pas les moyens de payer régulièrement son transport.

Sa solution est alors aussi simple que radicale : rejoindre les entraînements en courant.

« Après avoir quitté l’école, je suis allé vivre chez mon cousin et mon oncle. J’ai commencé à changer de rêve, à travailler dur tous les jours pour trouver une équipe dans laquelle jouer. J’ai eu une opportunité dans une équipe de la ville. Je devais y être avant 17h. À cette époque, je venais juste de quitter l’école et je n’avais pas de travail et donc pas l’argent pour payer le bus pour aller à l’entraînement. Alors j’ai fait des sacrifices. Je mettais mes chaussures de course et je partais en courant pour aller retrouver les gars qui s’entraînaient. »

Le rugby à 7 va ensuite accélérer sa progression. Botia rejoint notamment une équipe créée par la légende Fidjienne Serevi.

C’est à cette période qu’il comprend jusqu’où il veut aller :

« J’étais heureux parce que je sentais que mon rugby et ma façon de travailler progressaient. J’ai su que le rugby allait devenir viscéral pour moi, qu’il allait couler dans mes veines. Alors j’ai continué à pousser tous les jours, à m’entraîner, à travailler dur de mon côté. »

Même sa femme ignorait qu’il jouait au rugby !

L’histoire devient encore plus improbable lorsque Botia raconte qu’il avait décidé de cacher ses ambitions à son entourage.

Il s’entraînait tôt le matin ou tard le soir afin de poursuivre son rêve dans la plus grande discrétion.

Sa propre femme ne découvre la vérité qu’en le voyant… à la télévision.

« Je ne voulais dire à personne que je jouais au rugby et que je voulais devenir professionnel ! Je voulais que les gens le découvrent en me voyant à la télévision. C’est comme ça, je voulais garder ça pour moi, je donnais tout pour le rugby, je m’entraînais donc toujours tôt le matin ou tard le soir, quand personne ne pouvait me voir. Jusqu’au jour où ma femme m’a vu à la télévision ! Ça a été une énorme surprise. Elle m’a appelé immédiatement. Elle n’était pas très contente. »

Mais avant de pouvoir vivre du rugby, Botia doit travailler.

Et son métier n’a rien d’anodin.

Gardien de prison : « J’étais effrayé »

Le Fidjien devient gardien de prison, avec un emploi du temps lui permettant parallèlement de continuer à jouer.

Une expérience parfois éprouvante, notamment lors de ses premières gardes de nuit.

Botia reconnaît avoir réellement eu peur au contact de certains détenus :

« Ma première session de nuit, j’étais effrayé parce que j’avais toujours vu des histoires d’évasion de prison à la télé ! J’avais peur qu’un détenu s’échappe ou qu’il arrive quelque chose. Il fallait être constamment sur ses gardes. On travaillait avec des gens qui avaient commis des crimes et qui n’avaient parfois plus rien à perdre. Si tu faisais la moindre erreur, ils pouvaient la repérer. »

Puis, en 2014, un simple coup de téléphone va bouleverser son existence.

« J’ai d’abord cru que c’était une blague ! »

En rentrant du travail, Botia découvre un appel provenant de l’étranger. À l’autre bout du téléphone se trouve Bobo, qui lui propose de rejoindre La Rochelle comme joker médical.

Le contrat ne porte que sur trois mois.

Botia doit donc choisir entre la sécurité de son emploi et une aventure à des milliers de kilomètres de chez lui.

L’offre lui paraît tellement improbable qu’il pense d’abord à une plaisanterie :

« On en a discuté et j’ai d’abord cru que c’était une blague ! Il fallait que je prenne une décision rapidement. C’était compliqué parce que je devais démissionner de mon travail de gardien de prison, pour un contrat de joker médical. Ce n’était qu’un contrat de trois mois. Dans ma tête, je me disais : « Si je pars pendant trois mois et que La Rochelle ne me signe pas à nouveau, je vais devoir rentrer et chercher un autre travail… » »

Il prend finalement le risque.

Après seulement deux rencontres, La Rochelle décide de le conserver.

Douze ans plus tard, Botia s’apprête à porter pour la 250e fois le maillot Rochelais.

Sa fille s’appelle Rochelle

L’attachement entre le Fidjien et sa ville d’adoption est devenu tel qu’il s’inscrit jusque dans sa famille.

Lorsque sa fille naît en 2016, Botia et son épouse prennent une décision symbolique : ils l’appellent Rochelle.

La France est progressivement devenue une deuxième maison :

« En 2016, quand ma fille est née, on en a parlé avec ma femme. Elle m’a dit que, puisque nous vivions à La Rochelle, c’était devenu notre maison. On vit ici comme aux Fidji. La différence, c’est la météo, la nourriture, la langue et le mode de vie. Mais nous voulions aussi créer un souvenir. Alors nous l’avons appelée Rochelle. »

À 37 ans, Botia sait désormais que la fin de cette incroyable aventure se rapproche.

Mais il n’a pas fixé de date.

Il laissera son corps décider du moment :

« J’essaie de faire tout ce que je peux, de donner le meilleur de moi-même avant d’arrêter. Parce que lorsque j’arrêterai, je ne veux pas regretter ou avoir le sentiment que le rugby me manque. Dès que mon corps me dira d’arrêter, j’arrêterai. »

Une reconversion dans le rugby reste possible, notamment dans le coaching. Une chose est en revanche déjà certaine.

Botia ne compte pas retrouver son ancien métier :

« Je ne sais pas encore. Mais je ne retournerai pas en prison. »

Article précédent

De gros travaux programmés en urgence au Septeo Stadium de Montpellier

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

Actu

De gros travaux programmés en urgence au Septeo Stadium de Montpellier

25 Sep 2026
Actu

Yacouba Camara craint de prendre une grosse valise contre Toulouse

25 Sep 2026
Actu

Dorian Aldegheri très ému sur le fait de devoir quitter le Stade Toulousain : « Des frissons rien que d’en parler… »

25 Sep 2026
Actu

Le LOU affole complètement les compteurs mais un gros problème pourrait tout gâcher

25 Sep 2026
Actu

L’UBB réserve une excellente nouvelle à ses supporters

25 Sep 2026
Actu

L’infirmerie de l’UBB pourrait soudainement se vider

25 Sep 2026



Dernière minute

Toulon signe l’ouvreur du Pays de Galles

27 Oct 2022

L’USAP sur le point de signer un international anglais des Wasps

26 Oct 2022

Equipe de France : Ntamack, Ramos, Priso, voici le XV titulaire probable

26 Oct 2022

L’ouvreur International espéré par Toulon est parti en désintox

24 Oct 2022

C’est officiel pour Thomas Berjon !

20 Oct 2022

Demba Bamba très proche d’un gros club du TOP14 !

10 Oct 2022

Toulon signe un ouvreur champion du monde !

10 Oct 2022

URGENT – Stuart Lancaster va prendre les rênes d’un gros club Français !

23 Sep 2022

Equipe de France : Romain Ntamack va-t-il sauver sa place de titulaire grâce à Antoine Dupont ?

23 Sep 2022

Arrivée de Damian Penaud : quel ailier du Stade Toulousain va devoir faire ses bagages ?

23 Sep 2022

Benoît Paillaugue rejoint le RC Toulon pour les deux prochaines saisons !

6 Mai 2022

Stade Toulousain : Lacombe ne veut pas entendre parler des absences de Ntamack et Dupont

24 Avr 2022
Minute Sports Rugby

© 2017 Minute Sports Rugby

Aller plus loin

  • Contact
  • Mentions légales
  • Liverugby
  • Foot Live
Paramètres de Gestion de la Confidentialité

Suivez-nous

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Calendrier / Classement
    • Calendrier TOP14
    • Classement TOP14
  • Actu Top14
  • Coupes d’Europe
  • Transferts
  • Equipe de France
  • International
  • Vidéos
  • Buzz

© 2017 Minute Sports Rugby

Login to your account below

Forgotten Password?

Fill the forms bellow to register

All fields are required. Log In

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Vous avez choisi de refuser le consentement des cookies. Ce site totalement gratuit depuis sa création et a pour vocation de le rester. En nous empêchant de diffuser de la publicité ciblée, vous ne permettez plus au site de vivre.

Nous vous proposons donc de revoir votre choix et d'accepter les cookies en cliquant sur le bouton bleu "Confidentialité" en bas à droite de cet écran.

Merci à vous