
Le feuilleton est terminé à Bayonne. Arrivé au Pays basque en juillet 2025 dans un contexte qui s’est rapidement révélé particulièrement mouvementé, Laurent Travers a finalement décidé de s’inscrire dans la durée avec l’Aviron.
Le directeur du rugby a donné son accord pour trois saisons supplémentaires et sera désormais lié au club jusqu’en 2030. Un dénouement qui était loin d’être acquis il y a encore quelques mois.
L’Aviron Bayonnais peut désormais avancer avec davantage de visibilité.
Dimanche soir, le club a officialisé la prolongation de Laurent Travers pour trois saisons supplémentaires. Une décision souhaitée par la direction, qui entend faire de son directeur du rugby la figure centrale du nouveau projet sportif.
Mais pour comprendre l’importance de cette décision, il faut revenir sur les premiers mois particulièrement agités vécus par l’ancien président du Racing 92 au Pays basque.
Une arrivée qui avait rapidement tourné au casse-tête
Laurent Travers avait rejoint Bayonne durant l’été 2025 après de longs mois de discussions.
La question de sa cohabitation avec Grégory Patat avait rapidement constitué un problème majeur. Le binôme imaginé entre les deux hommes n’a jamais réellement fonctionné et Travers avait été tenu éloigné du groupe professionnel durant les premiers mois de son aventure Bayonnaise.
La situation a finalement évolué en février, au moment du départ de Grégory Patat.
Travers s’est alors rapproché du terrain pour former avec Gerard Fraser le nouveau duo chargé de conduire l’équipe première.
Mais les turbulences des mois précédents avaient laissé des traces.
Pris pour cible par une partie des supporters, le directeur du rugby avait reconnu durant l’été avoir été affecté par la situation.
Laurent Travers ne cachait pas avoir été touché par les critiques accompagnant son arrivée.
« On ne va pas dire que l’on n’est pas insensible. »
Ces événements avaient même fini par faire naître de sérieux doutes concernant la durée de son aventure à Bayonne.
Travers avait demandé à revoir son engagement
Ces derniers mois, Laurent Travers avait en effet demandé à revenir sur ses engagements afin de n’être lié à l’Aviron que jusqu’en juin 2027.
Une position directement liée à la manière dont il avait vécu sa première année au Pays basque.
Philippe Tayeb avait lui-même expliqué en juin dernier à quel point cette période avait marqué son directeur du rugby.
Le président Bayonnais avait alors employé des mots particulièrement forts pour décrire son état d’esprit.
« Il veut voir comment ça se passe. Il a été très traumatisé par son arrivée dans ce club. Il a vécu des choses intolérables. »
La perspective d’une collaboration à très long terme était donc devenue beaucoup moins évidente.
Le retour au calme a changé la donne
Finalement, la situation s’est progressivement apaisée autour de Jean-Dauger comme l’explique Midi Olympique.
Laurent Travers a pu travailler dans un environnement plus serein et le bon début de saison de l’Aviron a également accompagné ce retour au calme.
Après quatre journées de championnat, Bayonne affiche trois victoires, soit le même bilan qu’à la fin du mois de septembre la saison passée.
Dans le même temps, la direction voulait être rapidement fixée sur l’avenir de son directeur du rugby.
Le conseil d’administration et Philippe Tayeb souhaitaient obtenir une réponse suffisamment tôt pour pouvoir envisager une autre solution en cas de refus.
L’optimisme grandissait depuis plusieurs semaines, mais la décision définitive de Laurent Travers n’est intervenue que ce week-end.
Cette fois, il a choisi de s’engager pleinement dans la durée.
Un nouveau cycle peut commencer à Bayonne
Son contrat court désormais jusqu’en 2030, mettant fin aux interrogations qui entouraient son avenir.
Pour Bayonne, cette prolongation doit surtout permettre de tourner définitivement la page d’une période agitée en dehors des terrains.
Le mariage impossible entre Grégory Patat et Laurent Travers avait longtemps alimenté l’actualité du club et créé une situation particulièrement confuse autour de l’organisation sportive.
Désormais, les responsabilités sont beaucoup plus clairement établies.
Après Yannick Bru, sous lequel l’Aviron avait connu deux montées pour une descente avant de retrouver l’élite, puis Grégory Patat, avec qui Bayonne a découvert la Champions Cup et atteint une demi-finale de Top 14, Laurent Travers dispose maintenant d’un horizon dégagé pour construire son propre projet jusqu’en 2030.







