
Etene Nanai-Seturo sait exactement ce que Christophe Urios attend de lui à Clermont. Alors que le Néo-Zélandais se rapproche de ses premières minutes sous le maillot de l’ASM, l’ancien joueur des Chiefs a détaillé son profil et surtout les consignes données par son manager. Pas question de le brider : Urios veut le voir provoquer, gagner ses duels et tenter pleinement sa chance lorsqu’une opportunité se présente.
Clermont n’a pas recruté Etene Nanai-Seturo pour en faire un joueur totalement différent de celui qui s’est révélé en Nouvelle-Zélande.
À l’aile comme à l’arrière, le Néo-Zélandais possède un profil basé sur les appuis, la créativité et sa capacité à exploiter rapidement les espaces.
Une philosophie qu’il revendique totalement.
« Je suis un joueur assez libre »
Avant de découvrir le Top 14, Nanai-Seturo peut s’appuyer sur son expérience du rugby Néo-Zélandais et ses années passées au contact de joueurs de très haut niveau.
Dans Midi Olympique, la recrue Clermontoise estime avoir beaucoup appris en côtoyant certains des meilleurs joueurs de son pays.
« J’ai côtoyé de nombreux joueurs internationaux avec des skills énormes en Nouvelle-Zélande. »
Une école qui correspond parfaitement à la manière dont il envisage son rugby.
Nanai-Seturo ne se décrit pas comme un joueur enfermé dans un rôle précis. Au contraire, il revendique une grande liberté sur le terrain.
Son objectif est avant tout d’identifier les espaces et de les attaquer.
« Je suis un joueur assez libre, qui adore croquer les espaces. C’est pour cela que je me plais de jouer aussi bien à l’aile qu’à l’arrière. »
Cette polyvalence constitue forcément un atout supplémentaire pour Christophe Urios, qui pourra l’utiliser à plusieurs postes selon les besoins de son équipe.
Urios lui demande de provoquer ses adversaires
Reste une question importante : comment intégrer cette liberté individuelle dans le système de jeu Clermontois ?
Sur ce point, Christophe Urios a visiblement choisi de ne pas compliquer les choses.
Le manager de l’ASM veut exploiter les qualités naturelles de sa recrue plutôt que les limiter.
Nanai-Seturo dévoile ainsi les principales exigences formulées par son entraîneur.
« Christophe Urios attend de moi d’avoir confiance, de battre mes adversaires en un-contre-un et de tenter les coups à fond. »
Le message est limpide.
Lorsqu’il se retrouvera face à un défenseur, le Néo-Zélandais aura la liberté de provoquer et d’utiliser ses appuis pour essayer de créer une différence.
Et lorsqu’une opportunité se présentera, Urios attend manifestement de lui qu’il la joue pleinement.
Une liberté qui pourrait faire du bien à Clermont
Cette philosophie correspond aux qualités pour lesquelles Nanai-Seturo a été recruté.
L’ASM possède déjà plusieurs joueurs capables d’imposer une grosse densité physique dans sa ligne de trois-quarts. Avec son profil plus insaisissable, le Néo-Zélandais doit offrir une solution différente.
Sa capacité à évoluer aussi bien à l’aile qu’à l’arrière pourrait également permettre à Clermont de multiplier les situations dans lesquelles il pourra toucher des ballons avec de l’espace.
Mais le principal intéressé l’a compris : pour convaincre Christophe Urios, il ne devra surtout pas hésiter.
Confiance, un-contre-un et prises d’initiative : le manager Clermontois lui a clairement demandé de conserver ce qui fait la particularité de son rugby.







