
La défaite de Clermont contre Bordeaux-Bègles (22-23) laisse énormément de regrets à Christophe Urios. L’entraîneur de l’ASM estime que son équipe a eu suffisamment d’opportunités pour faire basculer la rencontre, mais retrouve encore les mêmes difficultés : manque de réalisme, absence de fluidité et incapacité à véritablement emballer ses matches.
Un constat qui commence sérieusement à se répéter.
Clermont est passé tout près, mais termine une nouvelle fois avec des regrets.
Face à une UBB beaucoup plus clinique dans les moments importants, les Auvergnats ont longtemps eu les possibilités de prendre le contrôle de la rencontre sans parvenir à concrétiser suffisamment leur domination.
« On s’est un peu foutus dans la merde »
Christophe Urios ne cherche d’ailleurs pas à masquer sa frustration après cette courte défaite à domicile.
Le technicien Clermontois reconnaît via La Montagne une immense déception, tout en jugeant le résultat finalement cohérent avec la physionomie de la rencontre :
« C’est une grosse déception sur le plan du résultat. Une défaite dure, cruelle, même si elle n’est pas illogique. C’est un peu dur ce soir. On s’est un peu foutus dans la merde. »
Plus que le résultat, c’est surtout la répétition des mêmes problèmes qui agace l’entraîneur de l’ASM.
« Ça fait cinq matches que j’explique la même chose »
Clermont s’est procuré des opportunités, particulièrement durant une première période qu’Urios estime globalement dominée par son équipe.
Mais une nouvelle fois, les Auvergnats n’ont pas suffisamment transformé cette domination en points.
Et Christophe Urios commence à avoir l’impression de répéter semaine après semaine le même constat :
« Ça fait cinq matchs que j’explique la même chose. En première mi-temps, il y a un ou deux essais qui sont, me semble-t-il, assez faciles à mettre mais on n’arrive pas à le faire. On prend des essais assez facilement sur le match. Je trouvais qu’on avait vraiment dominé la première mi-temps sauf les dix dernières minutes. En deuxième mi-temps, c’est un peu plus équilibré. Mais on n’est pas arrivé à emballer le match comme il faut. On n’est pas arrivé à dynamiser ce match. Il y avait toujours des choses qui coinçaient. On n’est pas fluide. »
Cette incapacité à concrétiser contraste directement avec l’efficacité Bordelaise.
« Il nous faut quatre actions pour en mettre une »
C’est précisément là qu’Urios situe aujourd’hui l’écart entre les deux formations.
L’UBB a su rester calme et maîtriser les moments importants. Clermont, de son côté, a dû multiplier les efforts sans parvenir à obtenir le même rendement.
Même sur la dernière possession, alors que le Michelin pouvait encore espérer voir son équipe arracher la rencontre, l’ASM n’a pas réussi à faire basculer le match.
Pour Christophe Urios, cette séquence résume parfaitement la différence entre les deux équipes :
« Je pense que c’est la différence entre eux et nous aujourd’hui, où il nous faut quatre actions pour en mettre une, et eux ne s’affolent pas, à l’image de la dernière action. La dernière action, je pensais vraiment qu’on allait les mettre en grande difficulté et finalement on n’y est pas arrivé. C’est la différence entre une équipe qui a une forme de maîtrise, de confiance, qui est sûre de sa force. Et nous, depuis le début de saison, on a du mal, on n’arrive pas à trouver ce match référence, à bien jouer entre les lignes, on a du mal à marquer. »
Après cinq matches à dresser un constat similaire, Clermont cherche donc toujours cette prestation référence capable de véritablement lancer sa dynamique.






