
Le Stade Toulousain a beau occuper la première place du Top 14 après sa victoire bonifiée contre Bayonne (45-34), Vincent Moscato n’est pas totalement convaincu. L’ancien international estime que les Rouge et Noir dominent moins leurs adversaires que lors des saisons précédentes.
Et pour lui, les nombreuses blessures ne peuvent pas servir d’explication puisque tous les clubs sont confrontés au même problème.
Toulouse a pris cinq points contre Bayonne. Sur le plan comptable, difficile de demander davantage.
Dans le contenu, en revanche, les Toulousains ont été sérieusement bousculés par une équipe Bayonnaise qui a longtemps été en mesure de réaliser un gros coup.
Une prestation qui interpelle Vincent Moscato.
« Il faut arrêter de dire que Toulouse a des blessés »
L’ancien joueur refuse d’abord de mettre les difficultés Toulousaines sur le compte de l’infirmerie.
Selon lui, les blessures font partie intégrante d’une saison et concernent toutes les formations du championnat.
Vincent Moscato balaie donc cet argument :
« Tout le monde a des blessés, Bayonne a une grosse liste de blessés. C’est un jeu de blessés. Tout le monde joue blessé. Donc il faut arrêter de dire que Toulouse a des blessés. Chaque année, on a des blessés à Toulouse, à Bayonne… Si on s’intéresse uniquement aux blessés on peut faire des émissions entières sur les blessés. Donc on arrête avec les blessés. »
D’autant que Moscato considère l’effectif Toulousain suffisamment profond pour absorber ces absences.
« Il me semble qu’il domine moins »
C’est davantage le niveau collectif qui l’interpelle.
Malgré la qualité du groupe à la disposition d’Ugo Mola, Moscato ressent une évolution dans le rapport de force avec les adversaires du Stade Toulousain.
Selon lui, l’écart commence à se réduire :
« Toulouse a un effectif de 40 mètres de très grande qualité mais il me semble qu’il domine moins que les années précédentes et que l’étau se resserre. »
Le consultant ne remet absolument pas en cause la capacité des individualités Toulousaines à faire basculer une rencontre.
Antoine Dupont en est évidemment le meilleur exemple.
Moscato dithyrambique sur Antoine Dupont
Auteur de deux essais contre Bayonne, le demi de mêlée a une nouvelle fois pesé lourd dans le résultat.
Et sur ce point, Moscato ne tarit pas d’éloges.
Il reste bluffé par la capacité du Toulousain à analyser instantanément les situations :
« Bien sûr qu’Antoine Dupont marque deux essais et qu’il est extraordinaire. Il a un coup d’œil incroyable, il part sur le grand côté, il revient, il file au milieu, personne le reprend. Il a un coup d’œil rapide, il analyse la situation, il est fantastique. »
Mais c’est précisément là que se situe son interrogation : Toulouse possède toujours des individualités capables de faire la différence, mais son collectif lui semble moins souverain.
« Ils se sont fait secouer par Bayonne »
Vincent Moscato a notamment été marqué par le défi physique imposé par l’Aviron.
Il estime même que les Toulousains ne sont pas passés très loin d’une énorme déconvenue :
« Mais je ne suis pas d’accord : ils se sont faits secouer par Bayonne sur l’engagement physique. Les Toulousains ont failli passer à la trappe. Ugo Mola sait qu’un mec ou deux a réussi à faire gagner l’équipe mais sur le collectif, non, ils ne sont pas meilleurs que l’an dernier. »
Pour Moscato, le résultat aurait même pu être différent face à une opposition qu’il estime davantage armée.
Vincent : “Je n’ai pas l’impression que Toulouse a augmenté l’écart avec la concurrence. J’ai même le sentiment contraire. Et l’excuse des blessés, non, je n’y crois pas. Tout le monde a des blessés, le rugby est un jeu de blessés.” pic.twitter.com/ZkB77P4MzL
— Super Moscato Show (@Moscato_Show) October 12, 2026
Il poursuit :
« Peut-être que ça va se décanter mais là, s’ils avaient pris le Stade Français ou Montpellier, une équipe un peu plus armée que Bayonne, je ne suis pas sûr que Toulouse gagne. Et ils se sont déjà faits croquer à la maison. »
Le Stade Toulousain reste pourtant parfaitement placé au classement. Moscato prend donc soin de distinguer les résultats obtenus de son appréciation du contenu.
Son constat concerne uniquement le niveau de jeu affiché à ce stade de la saison :
« Ils sont moins en avance que la saison dernière à la même époque, en terme de rugby je parle, pas comptablement. »


Vincent : “Je n’ai pas l’impression que Toulouse a augmenté l’écart avec la concurrence. J’ai même le sentiment contraire. Et l’excuse des blessés, non, je n’y crois pas. Tout le monde a des blessés, le rugby est un jeu de blessés.” 





