
Jeremy Ward ne se contente pas de défendre avec intensité sous le maillot du Stade Français. Le trois-quarts centre sud-africain utilise également la parole pour perturber ses adversaires et tenter de leur faire perdre leur concentration.
Dans un entretien accordé à RMC Sport, le joueur parisien a expliqué pourquoi il parle autant sur le terrain, tout en gardant le mystère sur les mots qu’il adresse à ses opposants.
Devenu l’un des joueurs les plus appréciés du public parisien, Jeremy Ward s’est notamment construit une réputation grâce à son engagement défensif et à son tempérament de compétiteur.
Mais au-delà des plaquages, le centre du Stade Français accorde une place importante à la dimension mentale du rugby.
« Je ne suis pas le plus rapide, pas le plus puissant »
Jeremy Ward ne prétend pas posséder les qualités physiques les plus impressionnantes du championnat.
Le Sud-Africain préfère miser sur son sens du placement, sa lecture du jeu et sa capacité à intervenir au bon moment. Pour lui, un plaquage décisif peut avoir autant d’importance qu’une action offensive spectaculaire.
Interrogé sur ses principales qualités, le centre parisien décrit sa manière de peser sur une rencontre :
« Oui je ne suis pas le plus rapide de l’équipe, pas le plus puissant, pas beaucoup de facteurs X dans mon jeu. Mais si je peux changer le momentum d’un match avec un placage ou avec une bonne lecture défensive ça fait plaisir. »
Cette approche explique en partie son importance dans le dispositif défensif du Stade Français.
Mais Ward possède une autre particularité, particulièrement visible pendant les rencontres : il ne cesse de parler.
Faire perdre quelques secondes de concentration à l’adversaire
Coéquipiers, adversaires, arbitres ou même supporters : Jeremy Ward communique énormément lorsqu’il est sur le terrain.
Une attitude qui ne relève pas uniquement de son tempérament. Le joueur explique que parler lui permet de rester mentalement engagé dans la rencontre, mais également de tenter de perturber ses opposants.
Ward reconnaît ouvertement utiliser la parole comme une arme psychologique :
« Ça me donne l’opportunité de jouer le match mentalement, de mettre mon focus sur quelque chose de différent. C’est important pour moi, et si je peux sortir l’adversaire de son match pendant 3 ou 4 secondes, ça fait du bien aussi. »
Dans un championnat aussi intense que le Top 14, quelques instants de déconcentration peuvent suffire à faire basculer une action.
Le centre parisien assume donc pleinement cette dimension de son jeu.
« Oh, je ne peux pas le dire ! »
Reste une question : que raconte exactement Jeremy Ward à ses adversaires pour tenter de les déstabiliser ?
Interrogé sur le contenu de ses échanges pendant les rencontres, le Sud-Africain a préféré entretenir le mystère.
Sa réponse, accompagnée d’une pointe d’humour, est particulièrement brève :
« Oh, je ne peux pas le dire! »
Une manière de préserver les secrets de son jeu psychologique.
Entre son agressivité défensive, ses interventions dans les moments importants et ses échanges permanents avec les autres joueurs, Jeremy Ward a développé un style bien particulier.
Une identité qu’il revendique et qui contribue à faire de lui l’un des leaders du Stade Français sur le terrain.







