
La Champions Cup et la Challenge Cup évoluent cette saison. L’EPCR a décidé de modifier plusieurs éléments importants de ses compétitions, avec un nouveau calendrier, une refonte du bonus offensif et un système de qualification ajusté. Des changements qui vont directement concerner les clubs français et modifier leur manière d’aborder la phase de poules.
Les formations engagées sur la scène européenne vont devoir rapidement s’adapter. Certaines nouveautés concernent directement le règlement sportif, tandis que d’autres bouleversent la préparation des rencontres.
Et si les entraîneurs ne sont pas forcément séduits par ces évolutions, plusieurs joueurs y voient des avantages.
Le bonus offensif change : quatre essais ne suffisent plus
C’est probablement la modification réglementaire la plus importante de cette édition.
Jusqu’à présent, une équipe pouvait décrocher le bonus offensif en inscrivant quatre essais, indépendamment du nombre d’essais marqués par son adversaire.
Désormais, l’EPCR adopte le système déjà utilisé en Top 14. Pour obtenir le bonus offensif, il faudra inscrire au moins trois essais de plus que l’équipe adverse.
Une formation qui marque quatre essais contre trois ne bénéficiera donc plus automatiquement du bonus.
Cette modification doit encourager les équipes à maintenir leur intensité pendant l’intégralité de la rencontre.
Le troisième ligne rochelais Grégory Alldritt accueille favorablement cette nouvelle règle :
« Avec cette nouvelle disposition, les matches vont être encore plus accrochés. On sait qu’il va falloir être consistants pendant quatre-vingts minutes pour être bien placés à l’arrivée. Ça va sûrement amener des fins des matches avec plus de suspense. Je trouve que c’est très bien. »
Un nouveau système de qualification pour les huitièmes de finale
L’autre évolution majeure concerne l’accès aux phases finales. Auparavant, les quatre premières équipes de chacune des quatre poules étaient directement qualifiées pour les huitièmes de finale.
Cette saison, le fonctionnement change.
Seules les trois premières équipes de chaque poule seront directement qualifiées, soit douze formations.
Les quatre dernières places seront attribuées aux équipes non encore qualifiées ayant obtenu le plus grand nombre de points, toutes poules confondues.
Ce système permettra notamment à une équipe terminant cinquième de son groupe de se qualifier si elle possède un meilleur bilan comptable qu’une formation classée quatrième dans une autre poule. L’objectif est de privilégier les performances sportives plutôt que le seul classement à l’intérieur de chaque groupe.
Un calendrier européen complètement réorganisé
La troisième nouveauté concerne la programmation des rencontres.
Traditionnellement, les deux premières journées européennes se disputaient en décembre, sur deux week-ends consécutifs. Désormais, les clubs doivent disputer une première rencontre en octobre, avant de retrouver la compétition en décembre.
Cette réorganisation découle notamment de la création du Championnat des nations, qui mobilise une quatrième date internationale en novembre.
Pour les entraîneurs, cette nouvelle organisation complique la préparation des adversaires étrangers.
Virgile Lacombe, entraîneur de la mêlée du Stade Toulousain, regrette les contraintes imposées aux staffs :
« On subit ce calendrier comme tout le monde. C’est toujours plus inconfortable de préparer un match isolé comme ça, mais on va essayer de trouver les bons leviers. »
Il explique également pourquoi les rencontres européennes nécessitent davantage de préparation :
« Autant les équipes du Top 14, on les connaît, autant les équipes étrangères, il faut un peu plus de temps pour s’imprégner de leur jeu et se préparer correctement »
Grégory Alldritt apprécie cette nouvelle organisation
Du côté des joueurs, cette alternance entre championnat national et compétition européenne est parfois perçue plus positivement.
Elle permet notamment de casser la succession des rencontres de Top 14 et de découvrir d’autres adversaires plus régulièrement.
Grégory Alldritt y voit une manière de renouveler les défis sportifs au cours de la saison :
« Au final, j’ai l’impression que ce n’est pas si mal. Ça nous casse un peu ce bloc de neuf matches de Top 14. Et ça amène un petit peu de fraîcheur et de nouveauté. Ce week-end, on affronte une équipe qu’on n’a jamais jouée (les Lions de Johannesburg). On va découvrir des joueurs, un style de jeu, ça fait du bien. »







