
La Coupe du monde des clubs verra-t-elle réellement le jour en 2029 ? Rien n’est moins sûr. Alors que ce projet ambitieux doit permettre aux meilleures formations de la planète de s’affronter, Jacques Raynaud, directeur général de l’EPCR, reconnaît que plusieurs obstacles empêchent toujours sa concrétisation.
Dans le même entretien accordé à Sud-Ouest, le dirigeant est également revenu sur la domination actuelle des clubs français en Champions Cup, citant notamment le triplé historique du Rugby Club Toulonnais comme une référence pour Bordeaux-Bègles.
L’idée d’une Coupe du monde réunissant les meilleures équipes des championnats européens et de l’hémisphère sud suscite depuis plusieurs années un réel intérêt.
Porté notamment par l’EPCR et Super Rugby Pacific, ce projet vise à donner une nouvelle dimension internationale au rugby de clubs.
Mais après avoir déjà connu des reports, son lancement reste particulièrement incertain.
La Coupe du monde des clubs 2029 loin d’être garantie
Initialement envisagée pour 2029, la compétition n’a toujours pas reçu les garanties nécessaires à son organisation.
Jacques Raynaud assure pourtant que l’EPCR reste pleinement engagée dans cette réflexion, aux côtés des responsables de Super Rugby Pacific.
L’ambition est de créer un rendez-vous capable de départager les meilleures formations de la planète, au-delà des frontières habituelles de leurs championnats.
Mais le dirigeant reconnaît que le projet n’est pas suffisamment avancé pour annoncer une première édition.
Interrogé sur la possibilité d’un nouveau report, Jacques Raynaud explique :
« La Coupe du monde des clubs est effectivement un projet auquel l’EPCR et Super Rugby Pacific tiennent beaucoup. Nous sommes convaincus qu’il est pertinent de le concrétiser : il s’agirait de créer une plateforme de rayonnement mondial pour le rugby de clubs et de répondre à une question passionnante que se posent les supporters : quel est le meilleur club de rugby au monde ?
Il faut toutefois reconnaître qu’à ce stade, toutes les conditions nécessaires ne sont pas réunies pour faire de cette Coupe du monde des clubs un projet viable à long terme et annoncer une date pour sa première édition. »
Cette déclaration entretient donc une véritable incertitude autour de l’échéance de 2029.
L’EPCR ne confirme pas officiellement un nouveau report, mais elle reconnaît qu’aucune date ne peut actuellement être garantie.
Les clubs français dominent la Champions Cup
En attendant une éventuelle confrontation mondiale, les clubs du Top 14 continuent d’occuper une place majeure sur la scène européenne.
Les formations françaises ont remporté toutes les éditions de la Champions Cup depuis 2021, confirmant leur domination sur la compétition.
Une suprématie qui pourrait soulever des interrogations sur l’équilibre sportif du tournoi.
Jacques Raynaud préfère toutefois replacer cette période dans l’histoire de la Coupe d’Europe.
Selon lui, la compétition a déjà connu plusieurs cycles de domination, notamment avec les clubs anglais et irlandais, avant l’émergence actuelle des formations françaises.
Le directeur général de l’EPCR rappelle :
« Les clubs français traversent une période particulièrement faste en Champions Cup. Nous avons déjà vu les rapports de force évoluer au fil des cycles, avec des périodes de domination des clubs anglais, puis des clubs irlandais, et aujourd’hui des clubs français. Bordeaux cherchera évidemment à imiter des clubs comme le RC Toulon en réalisant un triplé. Mais beaucoup d’autres équipes ont également les yeux rivés sur le trophée. »
Le triplé historique de Toulon reste une référence
La référence au Rugby Club Toulonnais n’est évidemment pas anodine.
Entre 2013 et 2015, le XV de la Rade avait marqué l’histoire du rugby européen en remportant trois Coupes d’Europe consécutives.
Un exploit exceptionnel qui reste associé à l’une des périodes les plus glorieuses du club varois.
Aujourd’hui, Bordeaux-Bègles figure parmi les formations françaises ambitieuses sur la scène continentale, avec l’objectif de construire à son tour une période de domination.
Mais le chemin vers un éventuel triplé demeure particulièrement exigeant, tant la concurrence reste importante.
En citant Toulon, Jacques Raynaud rappelle surtout à quel point une telle série de succès constitue une référence dans l’histoire de la Champions Cup.
Et si la Coupe du monde des clubs finit par voir le jour, elle offrira une perspective supplémentaire aux grandes formations européennes : celle de mesurer leur niveau à celui des meilleures équipes de l’hémisphère sud.







