
Clermont semblait avoir fait le plus dur à Vannes. À la 46e minute, l’ASM menait 23-6 et maîtrisait globalement la rencontre. Vingt minutes plus tard, tout s’est délité. Trois essais bretons, plusieurs erreurs évitables et une dernière transformation ont finalement offert la victoire au RCV à seulement 33 secondes du terme.
Le scénario est d’autant plus cruel que les Auvergnats n’avaient pas besoin d’être brillants pour contrôler la rencontre. Dans des conditions difficiles, ils avaient construit leur avance avec sérieux avant de perdre totalement la maîtrise dans le dernier quart d’heure.
Le match semblait pourtant sous contrôle
Après le deuxième essai de Giorgi Dzmanashvili à la 46e minute, Clermont comptait 17 points d’avance.
À ce moment-là, la défense auvergnate affichait plus de 90 % de réussite au plaquage et rien ne semblait annoncer un retournement aussi brutal.
Mais le premier essai vannetais, inscrit par Saili Sanerivi à la 57e minute, a complètement changé la dynamique.
À partir de là, Clermont a commencé à subir.
Les erreurs se sont accumulées
Le problème n’a pas été un seul geste, mais une succession de moments mal gérés.
Pita Gus Sowakula a mal négocié un renvoi alors que Clermont venait de reprendre un peu d’air grâce à une pénalité.
Marcos Kremer a ensuite offert une pénalité à Vannes après un chambrage.
Puis Peniami Narisia a manqué un lancer en touche à quinze mètres de la ligne bretonne avant de se rendre coupable, dans la minute suivante, d’une prise haute qui a offert une dernière munition au RCV.
Vannes ne l’a pas laissée passer.
Francisco Gorrissen a inscrit le troisième essai breton avant qu’Anthony Bouthier ne transforme pour donner l’avantage aux siens.
Il ne restait alors plus que 33 secondes.
« C’est un véritable coup de massue »
La déception était forcément immense côté clermontois.
Via La Montagne, Anthime Hemery a refusé de réduire cet effondrement à un simple problème mental. Extrait :
« C’est un véritable coup de massue. Car c’est encore une défaite. Je ne pense pas que ce soit dans la tête. Nous avons des moments clés et nous ne parvenons pas à marquer. Je ne pense pas que le problème soit d’ordre mental car tout le monde a envie de bien faire et de gagner. Je n’ai pas senti un manque de confiance des mecs. C’est un manque de maîtrise de notre part. Je pense notamment à cette touche à 10 mètres où il faut que l’on garde le ballon. »
Le troisième-ligne pointe donc surtout un déficit de maîtrise dans les moments décisifs.
Et, sur ce match, les faits lui donnent raison : Clermont a laissé échapper plusieurs occasions de tuer définitivement la rencontre.







