
La spectaculaire remontée de Perpignan sur la pelouse du Stade Toulousain (38-33) n’a pas totalement effacé les regrets de Laurent Labit.
Malgré sa satisfaction devant la réaction de ses joueurs, le manager de l’USAP a exprimé son mécontentement concernant plusieurs décisions arbitrales. Il s’interroge notamment sur le traitement réservé à certaines équipes et sur l’influence que peut avoir leur statut dans le championnat.
Samedi, les Catalans ont bien failli réaliser un exploit à Ernest-Wallon. Largement distancés au tableau d’affichage, ils ont trouvé les ressources pour revenir dans la rencontre et décrocher un bonus défensif.
Mais au-delà de cette réaction encourageante, Laurent Labit estime que certaines situations auraient pu être arbitrées différemment, notamment en première période.
« Je pense qu’on n’a pas été aidés »
Le manager perpignanais est notamment revenu sur une pénaltouche de son équipe, sanctionnée pour un lancer jugé non droit.
Une décision qu’il considère particulièrement sévère et qui nourrit ses regrets sur le déroulement de la rencontre.
Laurent Labit a exprimé son désaccord tout en saluant la réaction de ses joueurs :
« On a quelques regrets, notamment sur la première pénaltouche et le lancer pas droit, qui me semble très sévère. Je ne vais pas revenir sur tous les faits de jeu mais comme je l’ai dit, je pense qu’on n’a pas été aidés. Mais les joueurs n’ont pas lâché, n’ont pas craqué et on a rectifié le tir à la mi-temps. »
Malgré un début de rencontre particulièrement compliqué, les Catalans ont effectivement réussi à inverser la dynamique après la pause.
Une réaction qui leur a permis de revenir à cinq points du Stade Toulousain, sans toutefois parvenir à arracher la victoire.
« J’aurais bien aimé voir la même chose dans le cas inverse »
Laurent Labit a également évoqué une action concernant Bastien Chinarro. Selon lui, le joueur perpignanais a été projeté en touche sans que son équipe bénéficie de la décision arbitrale qu’il espérait.
Le technicien catalan s’est alors interrogé sur la réaction qui aurait pu suivre si un international toulousain avait subi une action comparable.
Il a formulé une critique particulièrement explicite :
« On savait qu’on ne serait pas aidé, à un moment Bastien Chinarro se fait catapulter en touche, j’aurai bien aimé voir la même chose dans le cas inverse, avec un international renversé comme ça… »
Laurent Labit évoque le statut des grandes équipes
Au-delà des décisions contestées, Laurent Labit estime que certaines formations disposent d’une crédibilité acquise au fil de leurs résultats. Le Stade Toulousain, quadruple champion de France en titre, possède évidemment un statut particulier dans le rugby français.
Pour l’entraîneur perpignanais, cette reconnaissance se construit avec les performances et les victoires, tandis que l’USAP doit encore poursuivre sa progression.
Il a ainsi nuancé son analyse en reconnaissant le chemin qui reste à parcourir :
« Mais on le sait, on l’avait préparé aussi, cette crédibilité que certaines équipes ont, elles l’ont gagné par le terrain et les victoires. Nous on est en phase de construction, ça viendra. »
Malgré sa frustration concernant l’arbitrage, Laurent Labit peut donc retenir la capacité de ses joueurs à réagir face au leader du Top 14.
Une prestation qui constitue un motif d’encouragement pour Perpignan avant de recevoir le Rugby Club Toulonnais, vainqueur bonifié de Pau lors de la précédente journée.






