
Pressenti pour débuter face aux Fidji le 7 novembre, Aaron Grandidier-Nkanang poursuit son ascension avec le XV de France.
Après avoir décroché ses deux premières sélections cet été, l’ailier tricolore savoure chaque instant passé chez les Bleus. Il se prépare notamment à un possible duel avec Jiuta Wainiqolo, l’ancien Toulonnais désormais joueur de Lyon.
Présent dans le groupe des 42 joueurs retenus pour ce rassemblement et parmi les 23 protégés ce week-end, le champion olympique de rugby à 7 en 2024 mesure le chemin parcouru depuis ses débuts internationaux en juillet.
« C’est une immense fierté pour moi »
Dans les colonnes de L’équipe, l’ailier français ne cache pas son bonheur de poursuivre l’aventure avec les Bleus :
« Pour moi, c’est énorme d’être dans les 42, et même dans les 23. Ce sont des émotions de fou que j’ai vécues cet été et que je continue de vivre en continuant sur cette lancée. C’est une immense fierté pour moi. »
À un an de la Coupe du monde 2027 en Australie, chaque rassemblement représente également une occasion de convaincre le staff tricolore.
Grandidier-Nkanang reconnaît que cette compétition constitue un objectif majeur :
« Tout est important, d’abord d’un point de vue collectif. Là on est en chemin vers LA grosse compétition et tous les matches d’ici là sont des matches à gagner mais aussi des moyens pour tout ce groupe de grandir et de travailler ensemble. D’un point de vue personnel, forcément qu’on y pense, je sais que ça arrive, c’est une compétition que je rêve de faire. Sur toutes les opportunités que j’ai la chance d’avoir avec l’équipe de France, il faut que je réponde présent et que je profite à fond. »
Un duel attendu avec Jiuta Wainiqolo
Face aux Fidji, Aaron Grandidier-Nkanang pourrait retrouver Jiuta Wainiqolo, l’ailier fidjien passé par le Rugby Club Toulonnais avant de rejoindre Lyon.
Un adversaire dont il connaît les qualités et qu’il se réjouit de pouvoir affronter sur la scène internationale.
Le Français ne tarit pas d’éloges sur le Fidjien :
« En tant que jeune, on rêve toujours d’affronter des grands joueurs dans des grands moments. Ça va être un vrai challenge car c’est un phénomène et un joueur qui en ce moment est vraiment en forme. Je vais faire face à lui dans ce contexte de match international, il n’y a pas d’appréhension, juste de l’excitation. »
Le rêve de jouer à Twickenham
Né et élevé à Londres, Aaron Grandidier-Nkanang pourrait également vivre un moment particulier à la fin du mois de novembre, lors des matches de classement du Championnat des nations organisés à Twickenham.
Porter le maillot du XV de France dans la ville où il a grandi représenterait une immense émotion :
« C’est encore très loin et il peut se passer plein de choses mais comme vous me posez la question… Oui, ce serait vraiment un match incroyable de jouer dans la ville où j’ai grandi. Ça me permettrait de terminer ma boucle sur mon chemin de rugbyman. Ce serait un moment unique. Je l’ai connu au rugby à 7 mais rien n’équivaut à l’ambiance d’un match de rugby à XV à Twickenham donc ce serait magique, oui. »
Son parcours aurait pourtant pu prendre une tout autre direction. Malgré son enfance en Angleterre, l’ailier n’a pas trouvé d’opportunité professionnelle dans le rugby anglais.
Il explique pourquoi il s’est finalement tourné vers la France :
« Je voulais être joueur de rugby professionnel et aucune opportunité ne s’est présentée en Angleterre. Je ne voulais rien lâcher, trouver des solutions et par l’héritage de ma maman, j’avais cette culture française qui était présente à la maison. La solution s’est faite en France et j’ai sauté sur l’opportunité. L’aventure du rugby à 7 est arrivée et le choix s’est donc fait très facilement. »
Geoffrey Doumayrou fait ses premiers pas avec les Bleus
Le rassemblement automnal marque également l’arrivée de Geoffrey Doumayrou dans le staff du XV de France, où il intervient sur le secteur défensif.
Aaron Grandidier-Nkanang livre ses premières impressions sur le nouvel entraîneur :
« Je le découvre, un peu comme nous tous ici. C’est une personne qui a l’air d’avoir beaucoup de rigueur et d’exigence mais qui est aussi à l’écoute et ouvert aux échanges. C’est très positif pour la construction de la confiance collective de ce groupe dans les aspects défensifs. »







