
Arrivé au Stade Toulousain en provenance de Trévise, Tommaso Menoncello découvre progressivement son nouvel environnement. Et le centre international italien ne cache pas son étonnement devant le fonctionnement du club haut-garonnais.
Dans un entretien croisé accordé à La Dépêche aux côtés d’Ange Capuozzo, il s’est confié sur ses premières impressions, son installation dans la Ville rose et quelques anecdotes amusantes de son quotidien.
Deux mois après son arrivée, Menoncello commence à trouver ses repères. S’il connaissait déjà la réputation du Stade Toulousain, il a découvert une atmosphère bien différente de celle qu’il imaginait. Son compatriote Ange Capuozzo, installé à Toulouse depuis 2022, lui fait également découvrir certains aspects de la vie locale.
Menoncello surpris par la simplicité du Stade Toulousain
Malgré l’envergure du club et son impressionnant palmarès, le centre italien a été frappé par la proximité entre les joueurs, les entraîneurs et les différents membres de l’organisation.
Interrogé sur ce qui l’avait le plus étonné depuis son arrivée, Menoncello a expliqué :
« La simplicité du club malgré ce qu’il dégage de l’extérieur et le fait que ce soit presque une « usine ». Il y a vraiment une simplicité, une ambiance familiale. Que ce soient les joueurs ou même le staff, tout le monde est disponible pour tout le monde. »
Le joueur apprécie également l’état d’esprit de ses nouveaux partenaires.
Il ne cache pas son plaisir d’avoir rejoint les Rouge et Noir :
« Oui. L’ambiance ici est vraiment bonne. C’est une très belle équipe avec de très bons coéquipiers, tous gentils. Ils ont tout le temps le sourire et je suis très content d’être venu ici. »
Une nouvelle maison et un quotidien très tranquille
L’installation dans la Ville rose n’a pas bouleversé les habitudes du centre italien, qui conserve un rythme de vie essentiellement consacré à sa carrière.
Interrogé sur les changements dans son quotidien, Menoncello répond :
« C’est assez similaire avec ce que j’ai connu à Trévise. Je vais au stade pour m’entraîner et je reviens à la maison. »
Ange Capuozzo confirme que son compatriote privilégie pour le moment une vie particulièrement calme.
Il décrit les habitudes de Menoncello :
« Ce qu’il veut dire par là, c’est que cela ne change pas du quotidien qu’il avait à Trévise. C’est quelqu’un de sérieux qui va à l’entraînement, qui récupère après chez lui. Donc pour l’instant il n’y a pas de gros changement. »
Capuozzo a également tenté de lui donner quelques conseils pour trouver son logement, même si les possibilités étaient limitées.
L’ailier toulousain raconte :
« Oui, j’ai essayé de l’aider un peu mais il n’y a pas eu beaucoup de choix pour lui. Il a trouvé une maison et il n’a pas trop eu la possibilité de choisir. Mais j’ai essayé de le guider un peu et je pense qu’il est bien. »
Des carbonara, un tiramisu et dix coéquipiers à recevoir
L’entretien a également permis de découvrir une anecdote particulièrement amusante sur la vie du vestiaire toulousain.
Menoncello devait notamment organiser un repas chez lui pour plusieurs coéquipiers, dans le cadre d’un gage imposé par le groupe.
Ange Capuozzo raconte cette petite tradition :
« Non mais de temps en temps, quand il se retrouve seul, cela peut être sympa de lui proposer. Par exemple, ce soir, il a un gage avec l’équipe. Il doit recevoir 10 personnes chez lui. On va y aller, voir ce que ça donne et noter (sourire). Je connais le menu à l’avance et ça a l’air pas mal. »
Menoncello dévoile alors le repas prévu pour ses invités :
« Carbonara et tiramisu. »
Et lorsque la question de la crème dans les carbonara lui est posée, l’Italien ne laisse aucune place au doute.
Sa réponse est immédiate :
« Non, sans crème (rires) ! »
Capuozzo lui fait découvrir Toulouse à son rythme
Au-delà de leurs échanges au stade, les deux internationaux italiens partagent parfois des moments en dehors du rugby.
Capuozzo lui transmet notamment quelques bonnes adresses, même si les deux joueurs ne sont pas particulièrement portés sur les sorties.
L’ailier explique :
« Je lui envoie quelques endroits, pour aller manger aussi mais pour le coup, nous ne sommes pas des exemples avec ma chérie pour sortir dans Toulouse, encore plus depuis qu’on a un enfant. Pour l’instant, je pense que sa priorité est beaucoup plus sur le rugby et c’est sur ça qu’il a mis son énergie. »
Menoncello reconnaît d’ailleurs ne pas encore avoir découvert les restaurants toulousains :
« Non, je n’ai pas encore mangé dehors, seulement chez Ange. »
Et lorsqu’on lui demande si son compatriote cuisine bien, sa réponse est positive :
« Oui, oui (rires) ! »
Capuozzo, de son côté, apprécie particulièrement l’atmosphère de Toulouse, une ville dont il continue lui-même à découvrir certains endroits après plusieurs années sur place.
Il évoque notamment le Jardin des Plantes :
« Oui (rires) ! Et franchement j’adore. C’est pour ça que je pense que ce qui lui plaît aussi, c’est que Toulouse est une grande ville mais il y a une ambiance qui est relativement cool. Pour être allé à Trévise, c’est une plus petite ville mais il y a une ambiance sereine, calme. Et quand on vient à Toulouse, on peut y trouver ce genre d’endroits. »
Pour Ange Capuozzo, son compatriote aura encore besoin de temps pour découvrir pleinement son nouvel environnement.
Il rappelle que deux mois restent très peu à l’échelle d’une installation dans une nouvelle ville :
« Deux mois, c’est nouveau. Quand je vois qu’avec ma chérie, cela fait quatre ans et demi qu’on est à Toulouse et la vitesse à laquelle c’est passé, je me dis que deux mois, c’est zéro pour pouvoir prendre ses marques. Cela va venir avec le temps. »






