
La blessure de Romain Ntamack contre les Fidji a profondément marqué ses partenaires du XV de France. Contraint de quitter la pelouse dès la 34e minute lors de la victoire des Bleus (54-17), l’ouvreur toulousain a été victime d’une luxation de l’épaule gauche. Présent à quelques centimètres de lui au moment de l’incident, Kalvin Gourgues a raconté les instants particulièrement douloureux vécus par son coéquipier.
Le jeune centre du Stade Toulousain, âgé de 21 ans, entretient une relation privilégiée avec Romain Ntamack. Les deux joueurs partagent notamment leur chambre lors des rassemblements du XV de France depuis cet été. Une proximité qui rend cette nouvelle blessure particulièrement difficile à vivre pour Kalvin Gourgues.
« Il a senti l’épaule sortir et il grimaçait »
Interrogé dimanche, Kalvin Gourgues a expliqué avoir immédiatement compris que son partenaire souffrait énormément.
« Bien sûr… Romain est mon collègue de chambre depuis cet été, nous partageons beaucoup de moments ensemble. Je suis dégoûté pour lui. J’étais sur le ruck au-dessus de lui à ce moment-là. Il a senti l’épaule sortir et il grimaçait. »
Le jeune international français connaît suffisamment bien Romain Ntamack pour savoir que ce dernier ne manifeste habituellement pas facilement sa douleur.
C’est précisément cette réaction inhabituelle qui l’a particulièrement marqué.
« Il est très dur au mal, il prend des pets sans broncher et n’a pas l’habitude de grimacer ainsi. Nous sommes impactés. C’est un pote et un leader de l’équipe. »
« On était préparés à ce scénario »
Malgré ce coup dur, le XV de France a dû rapidement se réorganiser avec l’entrée de Maxime Lucu à l’ouverture.
Kalvin Gourgues a salué la capacité du demi de mêlée bordelais à prendre immédiatement ses responsabilités.
« Il faut néanmoins souligner la superbe entrée en jeu de Maxime Lucu. Nous avons beaucoup communiqué avec Max (Lucu) et Yoram (Moefana) pour l’aider à prendre les meilleures décisions. »
Le Toulousain précise que cette éventualité avait été anticipée pendant les entraînements.
Il assure que les Bleus disposaient déjà de certains repères pour faire face à une telle situation.
« C’est certain qu’on a plus d’automatismes avec des partenaires de club que ceux avec qui on s’entraîne depuis quinze jours, mais ça ne se ressent pas plus que ça en équipe de France. Max était souvent passé à l’ouverture pendant les entraînements. On était préparés à ce scénario. »
Kalvin Gourgues a même tenu à dédramatiser le changement de charnière, malgré l’absence de son partenaire toulousain.
« Et ce n’est pas parce qu’il y a un Toulousain de moins sur le terrain que je suis perdu ! Il y a une bonne alchimie en bleu. »







