Ian Osborne, propriétaire du CA Brive, au cœur d’un scandale mondial avec les « fichiers Epstein »
Une révélation qui secoue bien au-delà du monde du rugby : Ian Osborne, homme d’affaires et actionnaire principal du CA Brive, se retrouve plongé dans une controverse internationale après la publication de documents par le département de la justice américaine, connus sous le nom de « fichiers Epstein ».
Ces archives dévoilent des liens entre Osborne et Jeffrey Epstein, le financier accusé de pédophilie et mort en prison en 2019.
Un rôle de « stratège » pour réhabiliter l’image d’Epstein
Au printemps 2011, alors âgé de 28 ans, Ian Osborne aurait mis à profit ses compétences en communication pour aider Epstein à restaurer sa réputation entachée. À cette époque, Osborne jouissait déjà d’une forte influence dans les secteurs de la technologie et de la politique britanniques.
Dans un échange de juin 2011, il proposait explicitement ses services : « J’ai réfléchi aux défis et aux opportunités qu’impliquent votre situation et je suis prêt à vous proposer ce qui serait, d’après moi, la bonne stratégie ».
L’objectif principal : faire disparaître sur les moteurs de recherche les traces de la condamnation d’Epstein et le réintroduire auprès de personnalités influentes.
Selon le quotidien britannique The Telegraph, les échanges entre Osborne et Epstein témoignent d’une intense activité de mise en relation : « Osborne a échangé des centaines d’emails avec Epstein afin de le présenter à des milliardaires de la tech et des hommes et femmes politiques britanniques. Il a effectué des voyages sur l’île d’Epstein avec l’ambition d’obtenir des financements du criminel condamné dans ses projets d’investissements. »
Des révélations troubles sur la vie privée et des manipulations présumées
Les documents vont au-delà des affaires professionnelles. Ils font état de manœuvres inquiétantes, notamment une rencontre organisée par Epstein entre Osborne et une avocate, destinée à obtenir des faveurs sexuelles dans le cadre de son réseau d’influence.
L’avocate, faisant état de ses échanges avec Osborne, aurait été incitée par Epstein à formuler des remerciements envers ce dernier : « Donne-lui tout, et juste avant de partir, (dis-lui) Jeffrey mérite un message de remerciement. »
Ian Osborne, pour sa part, se défend vigoureusement. Selon des proches cités par la presse, il ignorait être manipulé : « Il est choqué d’apprendre qu’elle a été encouragée et manipulée. »
Le mea culpa d’Ian Osborne
Confronté à une crise médiatique majeure, Ian Osborne s’est exprimé publiquement pour faire part de ses regrets, tout en niant toute connaissance des agissements criminels d’Epstein à l’époque.
Dans une déclaration officielle, il qualifie cette période comme une lourde erreur de jugement : « Je regrette profondément d’avoir rencontré, et d’avoir eu une quelconque association avec Epstein. Je n’ai jamais été témoin, ni eu connaissance de son comportement répugnant et illégal. Je serai toujours désolé pour toutes les personnes qui en ont souffert. C’était une erreur de jugement grave que je regrette amèrement. »
Il a adressé une lettre d’explication à ses investisseurs en début de semaine, mais le CA Brive, dont il détient près de la moitié du capital via sa holding, n’aurait pas encore reçu de communication officielle.
Pour le club de rugby corrézien, ce lien indirect avec l’une des affaires les plus sombres des dernières années constitue un défi d’image sans précédent.







