Thomas Ramos, l’arrière du XV de France, s’est livré à La Dépêche après la victoire bonifiée contre l’Italie, partageant son ressenti sur la rencontre et son rôle au sein de l’équipe.
Contrairement aux apparences, Ramos assure avoir pris du plaisir à jouer ce match : « Si, si, si, énormément. Je ne pense pas avoir été en colère. Je pense plutôt avoir été dans le match et avoir encouragé mes coéquipiers. Mais je regarderai avec attention votre commentaire, évidemment. Mais non, on s’est régalé. Je pense qu’aujourd’hui, c’était un match totalement différent de ce qu’on a pu connaître sur les deux premiers. Et j’ai envie de vous dire, ce n’est pas plus mal d’avoir eu une opposition comme on a eu aujourd’hui. »
Face à une Italie physiquement imposante, qui a fait preuve de densité au milieu de terrain, le XV de France a dû s’adapter : « On s’attendait à ce que ça tape dur comme ça. Physiquement, ils sont très costauds. Ils ont imposé de la densité physique au milieu de terrain. Dans les rucks, on a eu moins de ballons rapides aussi. Et nous, on avait aussi décidé stratégiquement d’avoir un jeu offensif différent des deux premiers matchs. Donc voilà on est très content des 5 points et très content aussi de comment on a construit notre match et d’avoir encaissé que 8 points. »
Revenu sur son repositionnement à l’ouverture après le forfait de Matthieu Jalibert, Ramos révèle avoir été informé un peu en amont et souligne la réaction positive du groupe : « Oui, je le savais un petit peu avant parce que j’avais échangé avec Matthieu après son IRM. Mais oui, on faisait une petite partie de carte avant la réunion, rien de fou. Mais c’est sûr que c’est dommageable pour Matthieu qu’il n’ait pas pu jouer ce match parce que la prendre la veille de match et être forfait une veille de match, ça ne fait jamais plaisir pour le joueur. Donc on était forcément déçus pour lui. Mais je crois qu’aujourd’hui, ça montre aussi la maturité des mecs dans l’équipe. Moi, j’arrive plus vers la fin que le début, mais les jeunes, il n’y en a pas un qui s’est posé à 5 000 questions. On a de suite basculé, chacun savait ce qu’il avait à faire sur le terrain, et ça s’est plutôt bien passé quand on l’a eu décidé. »
La communication sur le terrain est pour lui un fondamental : « Oui, oui, oui ! Moi, je prône la communication… En numéro un, pour moi, si on est sur un terrain de rugby et qu’on ne communique pas, c’est très compliqué de jouer ensemble et très compliqué de trouver des solutions. Pour moi, la communication est quelque chose de vraiment important dans notre sport. Donc oui, effectivement, on communique sur le terrain, même si on se connaît par cœur, comme il le dit, c’est évident qu’on parle beaucoup. »
Après ce troisième match consécutif, Ramos apprécie la semaine de repos qui s’annonce : « C’est la première fois qu’on joue trois matchs d’affilée. Les deux premiers matchs sur le temps de jeu effectif ont été très intenses, 42 minutes et 45 minutes à Cardiff. Ça a pas mal couru et on a mis un petit peu plus de temps après Cardiff à récupérer aussi physiquement. Donc oui, c’est sûr qu’on va prendre cette semaine de repos avec plaisir parce que derrière, on va enchaîner avec l’Écosse et c’est une équipe joueuse, qui a un paquet d’avants hypermobiles, des trois quarts qui vont très vite. Donc ça va nous permettre vraiment de souffler un peu et revenir en fin de semaine, dans le week-end, avec un peu plus d’énergie que ce soir après le match. »
Enfin, il n’hésite pas à encenser son coéquipier Emmanuel Meafou, auteur d’une prestation solide : « Comme je l’ai dit à vos confrères, je ne suis pas étonné. Honnêtement, Manu, quand il le décide, ça peut être le meilleur deuxième ligne du monde. Je crois qu’il se donne les moyens d’être à la hauteur et de faire le match qu’il fait ce soir. C’est un mec assez sérieux qui travaille, qui connaît aussi ses qualités. Et ce soir, il les a montrés, je pense, pendant 80 minutes. Donc oui, pour un 5, c’est rare de tenir autant mais quand on voit les 80 minutes, jusqu’à la 78e encore, à faire des actions comme il fait, ça montre le joueur qu’il est et on est très content pour lui. »







