Lors d’un affrontement tactique intense, Lyon et Toulon se sont quittés sur un score nul de 13-13 ce week-end. Si le résultat satisfait les deux équipes, c’est surtout l’absence du manager du RCT, Pierre Mignoni, qui a marqué les esprits.
Ce match, qui coïncidait avec le 49e anniversaire de Mignoni, a été l’occasion d’un hommage discret mais puissant. Du côté toulonnais, la solidarité envers leur leader absent était palpable. Gaël Dréan, récent international toulonnais, confie : « A la fin du match, nous l’avons appelé pour lui souhaiter un bon anniversaire et il était juste content qu’on le joigne ». Mais il ajoute rapidement : « Le reste, cela reste dans le vestiaire. Point ! »
Chez les Lyonnais, Karim Ghezal, manager du LOU, a également rendu hommage à Mignoni. « Je lui ai envoyé un sms, et il m’a répondu tout de suite », raconte-t-il, avant d’analyser l’impact de cette solidarité : « Je crois que les joueurs se sont battus pour lui, ils étaient dans l’engagement. C’est plutôt positif de savoir que des joueurs peuvent donner pour leur staff… »
Privé de son manager, le staff toulonnais a dû revoir son organisation. Interrogé, Maxime Petitjean, membre de l’encadrement, reste prudent : « Connaissant Pierre, il a dû regarder le match à la TV. » Il esquive brièvement l’analyse du match en demandant : « On peut évoquer le match ? » Puis il confirme la mobilisation générale : « Les joueurs ont pris conscience de la situation. Ils se sont pris en main. Ils savent que Pierre ne lâche jamais rien. Que c’est un amoureux de ce sport et de ce club et que nous avons beaucoup de chances de l’avoir. » Pour compenser l’absence, Petitjean précise : « Nous nous sommes répartis les rôles, chacun en a fait un peu plus. C’est cela aussi le travail d’un staff. Nous aussi, nous avons pris nos responsabilités. »
Côté LOU, on n’a pas ignoré ce regain d’énergie adverse. Guillaume Marchand, talonneur lyonnais, déclare : « Nous savions ce qui nous attendait ». Pour lui, « ils se sont resserrés. Dans le jeu, ils n’ont rien inventé. Nous non plus. Nous n’avons pas été surpris par ce surplus d’envie. »
Ce match nul confirme la progression du groupe lyonnais. Théo Millet se réjouit : « ce match stratégique, nous n’avions pas l’habitude de bien les gérer », ajoutant : « On voit que l’équipe a grandi et qu’elle peut rivaliser dans ce type de match. » Son manager, Karim Ghezal, reste optimiste : « Il n’y a pas de regrets à avoir car je sens les joueurs à 100 % », poursuivant, « ce groupe devient mature. Nous entrons dans un bon cycle. »
Pierre Mignoni, qui va désormais « se reposer en famille pendant 10 jours », peut être satisfait : son équipe a tenu bon pour ce cadeau d’anniversaire symbolique.







