Le Stade Rochelais reçoit l’Union Bordeaux-Bègles ce samedi à Deflandre, pour la 21e journée du Top 14. À quelques jours de cette rencontre capitale, l’ouvreur rochelais Antoine Hastoy a livré ses impressions dans les colonnes de Sud-Ouest, révélant la pression qui pèse sur son équipe.
« Peu importe qui on reçoit, ou chez qui on va jouer : on n’a plus le droit à l’erreur. C’est Bordeaux, on a donc forcément envie de se mesurer à ce qui se fait de mieux en ce moment », confie Hastoy. Selon lui, « créer une dynamique est obligatoire parce qu’on n’a pas fait le job avant », mais il perçoit « un groupe positif, qui a envie de travailler, de montrer un bon visage sur le terrain ».
Le joueur insiste sur la nécessité de « être constant » et de « montrer un beau visage tout au long de la saison », rappelant la réalité actuelle du club : la quête désespérée de la victoire. Malgré les difficultés, La Rochelle garde clairement le top 6 dans son viseur. « Il y est forcément, même si c’est très compliqué et qu’il faut tout gagner, quasiment, pour espérer se qualifier. […] On voit plus le fait qu’il reste six matchs, et qu’on doit faire six bons matchs, plutôt que de dire qu’on va louper quelque chose », explique Hastoy.
L’absence prolongée de nombreux internationaux a pesé dans la lutte rochelaise, mais le retour des cadres redonne de l’espoir. « Quand on voit les joueurs qui reviennent, ça apporte beaucoup d’exigence, de la qualité aux entraînements et on en a réellement besoin », souligne l’ouvreur. Tout en regrettant la contre-performance face à Bayonne (26-15), il insiste sur la différence entre le travail à l’entraînement et les résultats récents.
Hastoy confie également avoir eu du mal à suivre à distance le quart de finale européen entre l’UBB et Toulouse, un rappel cruel de l’absence de La Rochelle dans cette compétition cette saison. « C’est dur de voir ça, surtout après avoir eu l’habitude de jouer ces matchs-là dans cette compétition. […] Ça doit nous mettre quelque chose dans le ventre pour vite revenir à ce niveau ».
Enfin, l’ouvreur se montre lucide et motivé sur sa forme personnelle : « Ça fait du bien d’être sur le terrain, de jouer et de prendre un peu plus de plaisir. À moi de continuer, d’aider au maximum pour gagner, surtout. C’est à moi de me remettre en question, c’est ce qui commence à être fait – encore une fois, ce n’est pas fini. »
Ce choc face à Bordeaux-Bègles apparaît comme un tournant pour La Rochelle, déterminée à inverser la tendance et à retrouver son rang parmi l’élite du rugby français.







