Ce samedi à 21h10, le Stade de France accueillera un « Crunch » aux enjeux majeurs : malgré un accident de parcours, les Bleus conservent une chance de titre. Face à la presse ce mercredi 11 mars, William Servat, co-entraîneur des avants, a appelé à une mobilisation générale. Refusant le catastrophisme, il met cependant en garde contre un XV de la Rose affaibli mais dangereux.
La claque subie face à l’Écosse a laissé des traces. Le staff tricolore a passé le début de semaine à analyser minutieusement la défaite de samedi dernier, pour relancer une équipe qui semblait pourtant en route vers un Grand Chelem.
Dans une interview accordée à L’Équipe, William Servat ne cache pas que ce revers a été un choc au sein du groupe :
« On est passé à côté face à une très belle équipe d’Écosse. Cette équipe mérite sa victoire. On a un petit peu failli. Effectivement, cette défaite est un contretemps. Elle a nous a bien évidemment touchés. On a fait un audit de tout ce qui n’allait pas et de tout ce qui allait. Surtout on a essayé de remettre en marche un petit peu toute notre équipe. Ce dernier match est l’occasion pour nous de remporter un Tournoi. »
Pour Servat, l’affiche face à l’Angleterre arrive au bon moment pour canaliser cette déception en une énergie positive :
« On a les cartes en main pour jouer une rencontre magnifique contre les Anglais (samedi, 21h10 au Stade de France). Ce sont toujours des matches un peu particuliers. Ils donnent une image fantastique de notre sport. J’ai eu la chance d’en jouer en tant que joueur, notamment lors de moments importants en 2004 en 2010, mais aussi dans le staff en 2022, là aussi sur notre dernier match du Tournoi. Nous avons notre destin entre nos mains. »
Si le XV de la Rose traverse l’un des pires Tournois de son histoire, avec trois défaites, dont une humiliation historique face à l’Italie, Servat appelle à la prudence. Fort de son expérience, il rappelle que l’orgueil d’une grande nation peut faire basculer une équipe fragile en une adversaire redoutable :
« Des équipes pas en forme, je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire. Ce que je sais, c’est qu’il y a des équipes qui ont de l’amour-propre, qui peuvent être blessées, qui peuvent avoir une réaction incroyable. J’ai eu un entraîneur, quand j’étais plus jeune, qui nous disait que souvent, une personne blessée pouvait être beaucoup plus dangereuse qu’une personne qui était saine. Parce qu’elle se sentait en danger, elle pouvait faire des choses un petit peu extraordinaires. Et je crois que c’est un petit peu ce qui va animer l’équipe d’Angleterre et certainement aussi l’équipe de France. On a une belle carte à jouer. »
Le décor est planté : samedi, ce « Crunch » pourrait bien décider du sort du Tournoi des Six Nations, en offrant aux Bleus une dernière chance de triomphe face à un rival blessé mais jamais vaincu.







