Les Parisiens ont tremblé ce samedi après-midi à Jean-Bouin. Dans un match à suspense, le Stade Français a finalement arraché une victoire cruciale (34-32) grâce à une pénalité de Louis Carbonel inscrite deux minutes après la sirène face à une Section Paloise qui avait dominé la quasi-totalité de la rencontre.
### Le Stade Français, maître des retournements de situation
Cette fin spectaculaire n’a rien d’une surprise pour les hommes de Paul Gustard, habitués cette saison aux scénarios haletants. De la pénalité victorieuse face à La Rochelle au nul arraché contre le Racing, Paris refuse de flancher avant le coup de sifflet final.
« Ça montre une chose, c’est qu’on a appris de nos erreurs. La saison dernière, on lâchait les matches. Aujourd’hui, on ne lâche rien même si c’est pour décrocher un point de bonus », a souligné le troisième-ligne Sekou Macalou.
Un avis partagé par Ian Vass, l’entraîneur des skills : « On a un effectif qui reste connecté 80 minutes, voire cinq minutes de plus si besoin parce qu’un match n’est jamais fini. »
### Une conquête offensive, sauve-bouée parisienne
Face à des Palois rigoureux et dominateurs dans le jeu aérien, même réduits à treize en début de match, les Parisiens ont pu s’appuyer sur leur force historique : le pack. La puissance de leurs avants a permis de tenir tête malgré les offensives béarnaises.
« Nos forces sont devant. On fait des bons contres en touche. On a les deux meilleurs piliers droits du Top 14, c’est fort à gauche et il y a un taf incroyable en mêlée. On s’appuie dessus », rappelle Sekou Macalou, dont l’entrée à la 55e minute a changé la dynamique du match.
### La Section Paloise, héroïque mais à bout de forces
Pau a longtemps maîtrisé la partie, mais a fini par céder sous la pression, les fautes accumulées et les blessures. Les sorties anticipées de Beka Gorgadze et Théo Attissogbe ont contraint un coaching précipité, laissant l’équipe moins en capacité de défendre face à l’assaut final parisien.
Le tournant est survenu à la 77e minute, avec un essai de pénalité accordé au Stade Français et le carton jaune d’Axel Desperes. À partir de là, Paris n’a plus commis d’erreur jusqu’à la pénalité décisive de Carbonel.
### Une force qui peut devenir une faiblesse
Malgré cette victoire essentielle dans la course aux phases finales, Sekou Macalou reste prudent. S’appuyer systématiquement sur des fins de match renversantes est une stratégie risquée, qui ne réussit pas toujours comme en témoignent les défaites récentes face à Bayonne ou Newport.
« C’est une force qu’on peut aussi voir comme une faiblesse », avertit le puissant troisième-ligne parisien.
Pour espérer briller en phase finale, le Stade Français devra sans doute apprendre à sécuriser ses succès plus tôt dans la partie.







