À trois jours de l’ultime rencontre du Tournoi des Six Nations 2026, le Centre national du rugby (CNR) de Marcoussis est plongé dans une ambiance aussi lourde qu’électrique. Le XV de France, sévèrement battu en Écosse (50-40), se trouve désormais dans l’obligation de ne plus commettre d’erreurs.
Au cœur des critiques, le capitaine Antoine Dupont, dont la prestation fébrile a surpris la presse internationale. Pourtant, pour William Servat, entraîneur des avants, le demi de mêlée toulousain n’est que le reflet d’un collectif qui a connu un temps de flottement.
Interrogé par L’Équipe sur l’état psychologique de son joueur, Servat minimise la portée de cette contre-performance : « Antoine est touché mais comme tous les gens de notre groupe. Quand il brille, la première des choses qu’il dit, c’est qu’il brille parce que les gens autour de lui le font briller et parce que le collectif lui donne la possibilité d’être le joueur qu’il est. Antoine a peut-être commis deux scories en Écosse. Mais d’autres aussi. Il a fait partie d’un bateau qui a un petit peu chaviré mais qui a repris le manche et qui samedi sera présent sur le terrain. »
L’entraîneur souligne la résilience de son capitaine, souvent jugé à l’aune d’exploits spectaculaires : « Et quand on connaît les qualités d’Antoine sur le terrain et l’homme qu’il est, on peut légitimement penser qu’il sera présent et qu’il sera même très présent. Je n’ai aucune inquiétude sur sa capacité à rebondir puisqu’on ne parle même pas de rebond, on parle d’une performance qui est plutôt moyenne. Mais on est tellement habitués à ce qu’il fasse des choses qui sont extraordinaires qu’on a l’impression qu’un monde s’écroule, mais le monde ne s’écroule pas. Il se bâtit justement dans cet écueil qu’on a pu subir en Écosse. »
À trois jours du choc décisif face à l’Angleterre, le XV de France compte sur son capitaine pour guider le collectif vers la victoire et conclure ce Tournoi des Six Nations sur une note positive.







