Samedi soir, au Stade de France, 80 000 spectateurs ont retenu leur souffle. Une nation entière attendait le coup de pied décisif de Thomas Ramos, qui allait offrir à la France le titre tant espéré du Tournoi des Six Nations.
Dans un Crunch d’une intensité exceptionnelle, l’arrière toulousain a su faire fi de la pression immense et des tentatives de déstabilisation orchestrées par le capitaine anglais Maro Itoje. Résultat : une victoire au finish, au terme d’un score fou de 48-46.
### Le bluff d’Itoje face au calme de Ramos
Alors que le temps réglementaire était depuis longtemps écoulé, la tension a atteint son paroxysme. Entre discussions interminables sur l’emplacement exact de la pénalité et échauffourées provoquées par l’équipe anglaise, Maro Itoje a tout tenté pour déstabiliser le buteur français. Une stratégie qui s’est révélée inefficace.
Avec le sourire, Thomas Ramos a partagé son ressenti dans ces instants cruciaux :
« Il y est allé au bluff. J’ai essayé de me désintéresser un peu de tout ça pour rester dans ma bulle et j’ai laissé les gros bras gérer ça ».
### La confiance absolue d’Antoine Dupont
Le capitaine Antoine Dupont a confirmé la tension qui régnait à ce moment-là :
« Il y a eu une longue discussion, puis une petite échauffourée parce que le capitaine anglais est venu se mêler aux discussions ».
Pour le demi de mêlée, aucun doute ne planait quant à l’issue de cet instant :
« L’arbitre n’était pas bien renseigné dans l’oreillette sur l’emplacement exact de la pénalité. Moi j’avais une entière confiance en Thomas pour qu’il prenne ses responsabilités. On a la chance d’avoir peut-être le meilleur buteur mondial à l’heure actuelle, qui le montre dans les moments décisifs ».
### Le fruit d’un travail de longue haleine
La sérénité affichée par Ramos ne doit rien au hasard. Elle est le résultat d’une préparation mentale rigoureuse et de nombreuses années de travail :
« Aujourd’hui je suis très heureux de toutes les années où j’ai travaillé, parfois avec un prépa mental, ou m’entraîner avec des jeunes et faire plein de concours avec eux. Je pense que sur des moments comme ça, ça joue ».
Pour le Toulousain, ce moment restera gravé comme une expérience unique :
« Plus de temps tu mets à la taper, plus de temps tu gamberges. Sur le moment, ça m’a fait rire. Je me suis dit que le Tournoi allait se jouer à ça, c’était fou ».
Grâce à cette maîtrise hors du commun, le XV de France signe un doublé historique, tandis que Thomas Ramos consolide son rôle de finisseur incontournable dans l’édifice mené par Fabien Galthié.







