À peine couronné du trophée des Six Nations 2026, le XV de France se projette déjà vers la Coupe du monde 2027 en Australie. Le calendrier est fixé : douze matchs officiels restent à disputer pour préparer au mieux cet événement majeur.
Dès cet été, les Bleus devront relever un nouveau défi avec le lancement du Championnat des Nations. Organisé tous les deux ans, ce tournoi inédit rassemble les douze grandes puissances du rugby mondial, incluant les équipes des Six Nations, du Rugby Championship, ainsi que le Japon et Fidji. Son objectif est clair : proposer un format plus lisible et couronner un champion des deux hémisphères.
Le calendrier de cette compétition se décompose en trois temps :
– Juillet 2026 : trois rencontres en tournée dans l’hémisphère Sud,
– Novembre 2026 : trois matchs retour dans l’hémisphère Nord,
– Fin novembre : un week-end de finales et de matchs de classement programmé les 27, 28 et 29 novembre.
Le premier grand rendez-vous est fixé au 4 juillet en Nouvelle-Zélande. Mais le staff français fait face à un casse-tête : la finale du Top 14 se jouant seulement une semaine plus tôt, les joueurs finalistes seront indisponibles. Si la finale oppose Toulouse à l’UBB, cela priverait les Bleus d’environ 75 % de leur ossature habituelle pour défier les All Blacks. S’ensuivront des confrontations contre l’Australie et le Japon.
En novembre, le calendrier restera intense avec la réception des Fidji, de l’Afrique du Sud et de l’Argentine, avant la phase finale du championnat.
Cette cadence effrénée suscite de vives inquiétudes au sein des joueurs. Thomas Ramos, qui cumule déjà une vingtaine de matchs internationaux cette saison, a exprimé son mécontentement face à des décisions prises sans consultation préalable :
« Donc en fait, ce sont des gens qui prennent des décisions en expliquant tout aux autres et en faisant l’inverse de ce qu’ils expliquent. Donc, moi, ce que je trouverais de bien, c’est qu’un jour, ils invitent les joueurs dans les discussions et qu’ils prennent aussi l’avis des joueurs. Et peut-être qu’ils réfléchiront autrement. »
Entre ambition sportive et préservation des athlètes, les douze prochains mois s’annoncent comme un véritable numéro d’équilibriste pour le rugby français.







