Alors que le Tournoi des Six Nations s’achève sur une victoire tricolore, les joueurs du Stade Toulousain restés au club ont célébré ce succès de manière originale. Samedi dernier, le groupe s’est déplacé au Stade de France pour soutenir leurs onze coéquipiers engagés face à l’Angleterre. Une parenthèse festive mais aussi studieuse avant de basculer vers le « faux doublon » à Bordeaux.
La Dépêche revient sur ce moment particulier vécu par le groupe toulousain.
### Une opération cohésion au Stade de France
Cette initiative, portée par le staff des « rouge et noir », visait à marquer la fin de la période des doublons. Pour l’ailier Teddy Thomas, ce voyage express avait une dimension symbolique forte : « C’était une façon de se réunir tous ensemble et clôturer cette période de doublon. »
Le pilier Paul Mallez détaille ce périple de moins de 24 heures : « On est partis à 14 heures le samedi et rentrés à midi le dimanche. […] C’était une manière de se retrouver tous ensemble. Et aussi d’aller supporter les copains. Je ne sais pas si ça leur change quelque chose mais on est contents d’avoir été avec eux. Nous, on était des supporters de cette équipe entre guillemets et juste contents d’être entre nous. Cela change un peu car d’habitude, on est toujours impliqués sur les matchs. »
### Pas de folies dans la capitale
Tandis que les internationaux célébraient leur titre, le reste de l’effectif toulousain est revenu sagement à Toulouse dès dimanche midi. L’échéance du match de dimanche soir à Chaban-Delmas impose en effet une discipline rigoureuse. « Les mecs ont fêté le titre entre eux et nous, on l’a fait tranquille parce qu’on savait qu’une semaine après, il y avait le déplacement à Bordeaux », sourit Paul Mallez.
### L’imperturbable Thomas Ramos
Dans les tribunes, les Toulousains ont vibré au moment où Thomas Ramos a armé la pénalité de la victoire. Pour ses partenaires de club, le sang-froid de l’arrière international est une certitude : « Pour un joueur comme lui, plus il a la pression, plus on est sûr qu’il ne se ratera pas. Bon, on ne peut jamais être sûr à 100 %, bien évidemment, parce que l’erreur est humaine mais là, franchement, avec le contexte du match, il y avait, 99,9 % de chance qu’il la mette », explique Teddy Thomas.
Un avis partagé par Paul Mallez, admiratif du travail de l’ombre de son coéquipier : « Je vais dire un truc con mais cela ne nous étonne pas. On connaît le mec, l’attente qu’il a envers lui-même avant celle qu’il a envers les autres. Je pense que cette pénalité, dans sa tête, il se l’était faite 300 fois avant que cela arrive. Franchement, grand respect. »
Alors que Thomas Ramos profite d’une semaine de congés bien méritée, les Toulousains s’apprêtent à conclure cette période charnière face à l’UBB, avant d’attaquer les sommets de la Coupe d’Europe.







