Le rugby occitan sous le choc après une agression violente lors d’un match
Le rugby régional est encore marqué par les graves événements survenus le dimanche 22 février dernier lors d’une rencontre de réserve de Régionale 2 entre Sévérac-le-Château et Maureilhan-Montady. Noha Loubéty, un jeune joueur de 23 ans, a été victime d’un coup d’une rare violence.
Un pronostic vital engagé
La gravité de l’incident s’est rapidement imposée sur le terrain avec l’intervention d’un hélicoptère. Victime d’un violent coup à la tempe, Noha Loubéty a subi une hémorragie cérébrale avec enfoncement de la boîte crânienne. Transféré en urgence absolue à l’hôpital Purpan à Toulouse, il a été opéré d’urgence. Si sa santé s’améliore et qu’il a pu regagner son domicile, les séquelles de ce traumatisme restent au cœur de l’enquête.
La Ligue Occitanie réclame la sanction maximale
Le conseil de discipline de la Ligue Occitanie s’est réuni le 13 mars pour statuer sur cette affaire. Selon Midi Libre, la décision est tombée : le joueur auteur de l’agression est suspendu pour 52 semaines, soit la durée maximale prévue par le règlement régional.
Mais la Ligue ne compte pas en rester là. Elle a transmis le dossier à la Fédération Française de Rugby (FFR) en recommandant une sanction plus lourde : la radiation définitive du joueur. Joël Castany, président de la Ligue Occitanie, a fermement condamné ce geste : « Ce joueur n’a pas sa place sur un terrain de rugby », dénonçant « un acte qui reflète une violence sociétale croissante ».
Pas d’appel et suivi psychologique
Du côté de la défense, Me Chris Baptiste a annoncé que son client ne ferait pas appel de la sanction. « Mon client est tellement choqué par ce qu’il a fait qu’il n’envisage même pas l’idée de rejouer un jour », a-t-il déclaré. Le jeune homme de 20 ans suit par ailleurs des soins psychologiques prescrits par la justice.
Mise en examen pour violences volontaires
Sur le plan judiciaire, le dossier a été confié à un juge d’instruction à Rodez. L’agresseur a été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente ». Il est placé sous un contrôle judiciaire strict qui lui interdit notamment de fouler un terrain de rugby, d’entrer en contact avec la victime ou ses coéquipiers, et de quitter le cadre de ses soins obligatoires.
La Ligue Occitanie a déjà annoncé qu’elle se constituerait partie civile pour « défendre l’intérêt supérieur du rugby occitan ». L’évolution de l’état de santé de Noha Loubéty sera déterminante pour la qualification finale des faits devant la justice pénale.







