Mickaël Guillard, troisième ligne international français, a réalisé un Tournoi des Six-Nations impressionnant avec les Bleus. Ce samedi, il sera aligné face à l’USAP pour un match clé avec le LOU.
Dans un entretien accordé à Midi Olympique, Guillard revient sur cette période intense avec l’équipe de France : « Franchement, ce n’est que du bonheur. Ça a été six semaines intenses avec les Bleus, entre émotions et plaisir, mais j’ai vite rebasculé : dès lundi, j’étais concentré sur le club pour préparer ce match contre Perpignan. »
L’épuisement se fait néanmoins sentir après ce bloc chargé : « C’est sûr que ça puise dans les réserves. J’ai tourné autour de 50 minutes par match, donc je n’ai pas enchaîné les 80 minutes tous les week-ends, ce qui aide un peu. Mais mentalement et physiquement, ça reste exigeant. Je sais que j’aurai du repos après ce bloc, alors je vais tout donner sur ces deux matchs avec le Lou. Il ne reste que huit matchs en Top 14, on n’a plus de Coupe d’Europe. Je me suis dit que je pouvais pousser encore un peu, d’autant que j’aurai ensuite deux semaines pour récupérer… »
Au sujet des critiques sur son niveau parfois supérieur en Bleu comparé au LOU, il répond : « Les contextes sont différents, la préparation aussi. J’essaie toujours d’être au même niveau, peu importe le maillot. Parfois je suis plus en vue en équipe de France, parfois avec le Lou. Mais mon objectif, c’est d’être le même joueur partout. Je sais que ce que je fais en club compte pour être rappelé. À moi de faire huit bons matchs pour prétendre à la tournée. »
Guillard explique également sa montée en puissance ces derniers mois : « J’ai gagné en confiance. Cette année, je connaissais mieux les adversaires et mes coéquipiers. J’étais moins dans la découverte, plus dans la maîtrise. J’ai découvert de nouveaux stades, bien sûr, mais je n’étais plus le petit nouveau, je sentais aussi une autre confiance de la part de mes partenaires. »
Il reconnaît enfin une prestation décevante face à l’Écosse : « On sait quand on passe à côté. Contre l’Angleterre, j’avais envie de me rattraper pour l’équipe, surtout dans un moment où on jouait le titre. Je pense qu’en Écosse, il y a peut-être eu un manque d’exigence collective dans notre préparation. On a sans doute pris ce match à la légère, alors que c’est une équipe très forte chez elle. On est passés à côté, tout simplement. »
Pour conclure, l’international fixe ses objectifs avec le LOU pour la fin de saison : « Déjà, gagner les deux prochains matchs. Si on y parvient, on peut se rapprocher du top 6 et on sait que tout peut aller très vite dans ce championnat. En gagnant trois matchs, Clermont est passé cinquième… On n’est qu’à dix points de la qualification, il faut y croire encore et on peut y croire. Pendant mon absence lors du Tournoi, j’étais à fond derrière eux, notamment lorsqu’ils ont réussi à gagner à La Rochelle. Les gars ont beaucoup travaillé malgré les critiques et aujourd’hui, on est toujours en vie. Tout reste possible. Comme je vous l’ai dit, en allant chercher deux victoires sur ce bloc, tout peut encore basculer. Et ce serait une belle récompense pour tout le groupe d’aller se chercher une fin de saison à enjeu. »







