Même s’il entraîne aujourd’hui l’attaque du XV de France, Patrick Arlettaz garde un œil attentif sur son ancien club, l’USAP. L’ex-coach emblématique de Perpignan suit avec passion les performances des Catalans et livre son analyse sur leurs chances d’intégrer l’équipe de France ainsi que sur le renouveau du club.
**Posolo Tuilagi : la balle est dans son camp**
Pour Patrick Arlettaz, le jeune espoir Posolo Tuilagi demeure un sérieux prétendant à l’équipe nationale, à condition de confirmer ses performances en club. « Avec le potentiel qu’il a, Posolo, il n’est jamais très loin. Mais ça va passer par ses performances en club », explique-t-il.
Le coach rappelle toutefois que la concurrence est féroce à son poste : « S’il redevient performant, ça peut aller très vite. Ça va dépendre de lui, il le sait. Mais il y a beaucoup de monde en équipe de France. Quand on voit les tournois des quatre secondes lignes (Flament, Ollivon, Guillard et Meafou, NDLR), on se dit qu’il y a aussi une concurrence qui est très élevée. »
**L’USAP bientôt représentée chez les Bleus ?**
Patrick Arlettaz ne cache pas son intérêt pour les talents perpignanais, même s’il préfère garder le silence pour éviter les spéculations : « Je regarde beaucoup les matches de l’USAP, mais je ne vais pas citer de nom, parce que sinon ça va faire le tour de la France. »
Il rassure également les supporters catalans : il n’existe aucun ostracisme vis-à-vis des joueurs de Perpignan dans la sélection. « S’il y a des joueurs de l’USAP qui sont très performants, il n’y a aucune raison de ne pas les appeler. On ne m’a pas dit : « Tu prends qui tu veux, mais certainement pas quelqu’un de l’USAP ». Mais bon, on ne sait jamais », ajoute-t-il avec malice.
**Un regard sans concession sur la crise et l’avenir de l’USAP**
Interrogé sur le récent changement de staff à Perpignan, Arlettaz souligne les difficultés dues à de nombreuses blessures qui ont lourdement pesé : « L’ancien staff a notamment pâti de toutes les blessures, il y avait plein d’explications… »
Il déplore la brutalité du milieu professionnel : « Je suis désolé pour ce qui s’est passé pour ce staff-là. Ce n’est pas mérité par rapport à leurs compétences. Mais c’est comme ça, le sport de haut niveau. C’est impitoyable. »
Malgré ces obstacles, l’ancien entraîneur se montre optimiste quant à la capacité de l’USAP à rebondir et retrouver sa place parmi l’élite.







