Ce samedi, le Stade Français Paris reçoit Clermont au Stade Jean-Bouin pour la 20e journée du Top 14. Forts d’une victoire impressionnante sur la pelouse de Mayol face au Rugby Club Toulonnais le week-end dernier, les Parisiens veulent confirmer sur leur terrain.
Pierre-Henri Azagoh, deuxième ligne du Stade Français, est revenu pour Midi Olympique sur ce succès majeur à Toulon : « On avait pris une claque à Montpellier lors de notre dernier déplacement (44-7). Et puis, nous avions perdu à la maison contre Toulouse (9-13). Ces deux matchs ont été un peu compliqués à digérer. Le succès avant la trêve internationale contre Perpignan avait fait du bien, mais il fallait absolument qu’on gagne à Toulon pour se rattraper de la défaite à domicile face à Toulouse. Pour ce match à Toulon, on s’était bien préparés. On avait profité des deux week-ends off pour se régénérer. »
La pause liée au Tournoi des Six-Nations a également été bénéfique pour l’équipe : « Oui, on a vraiment pu se régénérer. Bien sûr, on préférerait avoir plus de joueurs en sélection, même si on en a quand même quelques-uns, que ce soit en Italie, en Espagne ou en Géorgie. Je pense à Giacomo (Nicotera), Giorgi (Melikidze) et Alvaro (Garcia). Mais cette coupure nous a permis de bien travailler et de mettre l’accent sur la fraîcheur, mais aussi le travail spécifique dans la perspective des prochaines échéances. »
Déterminé à poursuivre sur cette dynamique, Azagoh souligne l’importance des rencontres à domicile : « Il faut absolument gagner tous nos matchs à domicile jusqu’à la fin de la saison. On n’a plus le droit à l’erreur. Vous voyez bien, on a battu l’UBB deux fois cette saison et pourtant on est quand même derrière eux au classement. C’est un championnat de fou. Tu peux gagner à l’extérieur, mais si tu ne valides pas à domicile, tu n’avances pas. C’est important de gagner à tout prix ce week-end. »
Il rappelle aussi les consignes du staff pour rester concentré : « Pour l’instant, on n’a rien accompli. Le discours de Paul Gustard, c’est de rester concentrés, que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Chaque match est à jouer à fond. Paul répète souvent : « Un match à l’extérieur ne rapporte pas plus de points. » Dans la préparation, on le sent bien. Après, quand on joue à Jean-Bouin, ce n’est pas pareil. On joue devant nos familles, donc il y a un peu plus de pression. »
Après la victoire de l’ASM à Mayol, l’entraîneur Christophe Urios avait déclaré qu’il fallait d’abord battre Montpellier au Michelin avant d’affronter le Stade Français. Interrogé, Azagoh a choisi de ne pas alimenter la polémique : « Franchement, je n’ai pas envie de rebondir là-dessus. Ce n’est pas Christophe Urios qui joue. Je n’ai pas vu les joueurs clermontois faire des déclarations dans la presse. Donc, pour moi, il n’y a rien de spécial. »
Sur le plan personnel, le joueur se sent au mieux de sa forme : « Oui, j’enchaîne bien. J’ai la chance de ne pas être blessé. Après, on est tous des compétiteurs, on aimerait jouer tous les week-ends, mais ce n’est pas toujours possible. La rotation avec Paul et Baptiste me convient bien. »







