Bloqué à Dubaï pendant plusieurs jours au cœur du conflit qui ravage le Moyen-Orient, l’animateur radio Vincent Moscato a suscité l’attention en partageant régulièrement des vidéos sur les réseaux sociaux.
Durant cette période tendue, il n’a pas hésité à pointer du doigt les nombreux influenceurs présents sur place, qu’il accuse d’exagérer la gravité de la situation.
Interrogé par *La Dépêche*, Vincent Moscato revient sur cette expérience singulière.
« C’était un moment un peu fou, notre génération n’a pas connu la guerre… Je pars en vacances voir un pote, on arrive le jeudi ou le vendredi, et le samedi, patatras ! Après, il ne faut pas exagérer, la guerre, c’est en Iran, au Liban, en Israël ; à Dubaï, c’était la guerre des boutons. »
Il décrit un dispositif sécuritaire efficace : « Ils ont un dôme de fer qui arrête 95 % des missiles et des drones. De temps en temps, il y en a un qui passe quand même, ça a pété pas loin de nous. Mais quand il y a une alerte, ce n’est pas pour rire : il faut descendre au sous-sol. »
Malgré les tirs, Moscato assure ne jamais s’être senti véritablement en danger : « Après, les garages à Dubaï, si tu aimes les bagnoles, c’est plaisant, ce n’est pas le salon de l’auto à Millau ! Tu as des Ferrari, des Lamborghini, j’ai même vu une Ferrari 4×4. C’est le pays de l’oseille. Pour le reste, je ne suis pas plus courageux qu’un autre, mais je ne me suis jamais senti en danger. »
L’animateur ne manque pas de recadrer ceux qui, selon lui, « jouent la carte de la victime » en appelant à l’aide pour fuir rapidement la ville.
« Ce n’était pas Verdun. Je me fous d’eux, même si je trouve plutôt courageux que des jeunes partent à l’étranger pour gagner de l’oseille. Leur boulot, bon… au niveau moral, ce n’est pas terrible. »
Il condamne cette attente d’un soutien étatique : « Alors qu’ils ne se plaignent pas : ils se cassent là-bas et ils ont l’impression que l’État leur doit quelque chose… Ça ne me serait pas venu à l’idée de demander l’aide de l’État, c’est la honte. »
Enfin, il conclut sur une note ironique concernant sa propre demande d’évacuation : « Ouais, bon, j’ai demandé, mais il n’est pas venu. Il a abusé de ma patience et je n’ai pas pu attendre (rires). Après, je suis un chat noir avec les voyages, je te jure. »







