Samedi soir, le Stade Rochelais a chuté face à Bayonne (26-15) lors de la 20e journée du Top 14, enchaînant une nouvelle déception à domicile.
À l’issue de la rencontre, Dillyn Leyds a livré une analyse lucide de cette défaite, insistant sur le fait que « ce n’était pas notre soir. On a manqué bon nombre d’opportunités dans la zone de marque, dans les 22. Ça nous coûte très cher. » Malgré une domination dans plusieurs phases de jeu et de bons lancements, l’équipe n’a pas su concrétiser ses temps forts.
Le talonneur, souvent pointé du doigt lors de tels échecs, n’a pas été désigné coupable par Leyds, qui souligne une responsabilité collective : « On pourrait incriminer certains joueurs dont le talonneur mais on était 15 sur le terrain. Et après leur carton rouge, les Bayonnais ont montré plus d’énergie et d’intentions dans leur jeu. Ils n’ont rien lâché. En deuxième mi-temps c’est nous qui avons craqué. On leur a donné beaucoup trop de pénalités. On leur a permis de rentrer beaucoup trop souvent dans nos 22. Leurs mauls nous ont fait mal. »
Cette faillite en supériorité numérique n’est pas une première pour le Stade Rochelais. Leyds avoue : « Oui, je pense qu’on est trop excités d’aller jouer dans les espaces. Comme je l’ai dit, on doit vite apprendre de nos erreurs parce que ce soir ça nous coûte cher. »
Malgré ce revers, le joueur sud-africain conserve l’espoir d’une qualification dans le top 6, même si la route s’annonce semée d’embûches. « Oui c’est toujours faisable, mais pour nous il s’agit d’apprendre, d’apprendre vite. À chaque match, c’est toujours un peu la même histoire. On donne trop de points. En plus, on perd trois joueurs très importants (Botai, Skelton, Niniashvili) pour la fin de la saison. Je ne sais pas si on peut penser au Top 6 ou à des choses comme ça. On a encore un match qui arrive la semaine prochaine. Et on doit y mettre le focus. Mais maintenant, on doit penser à la Challenge Cup. Je reviens à ce match. C’est très dur de le perdre. »
Le Stade Rochelais devra rapidement redresser la barre pour rester compétitif sur tous les fronts, à commencer par la prochaine échéance en Challenge Cup.







