Le Stade Toulousain se prépare à vivre un moment inédit en affrontant Bristol pour la première fois de son histoire, ce samedi au Stadium, dans le cadre des huitièmes de finale de la Champions Cup.
À l’approche de ce rendez-vous crucial, le trois-quarts centre Santiago Chocobares se confie avec enthousiasme. « C’est toujours un moment particulier. Pour moi, quand le printemps arrive, c’est déjà un moment particulier (sourire). Parce que ça veut dire qu’on a passé l’hiver et tous les matchs disons un peu moins sympas. Ces périodes où il faut passer les doublons qui peuvent être risqués pour l’équipe. Franchement, on a réussi à bien passer tous ces moments-là. Et aujourd’hui, on a basculé dans la semaine de notre premier match de phase finale. »
Selon lui, une atmosphère nouvelle règne au sein du groupe depuis le début de la semaine : « Je sais que quelque chose a changé. Il y avait un truc différent dans le staff ou chez les joueurs, dès lundi matin. On connaît les spécificités de la Champions Cup. Il faut bien la préparer toute la semaine, la cuisiner doucement, pour arriver à jouer contre une grande équipe de Bristol. J’ai regardé quelques matchs, et elle pratique un beau rugby, elle joue bien, un peu partout, donc il va falloir être prêt pour répondre à tous les combats. On sait que ce sera un match avec un temps de jeu très élevé. »
Le passage en mode Coupe d’Europe est net chez les Toulousains : « Déjà, on a changé de compétition. Donc, on a senti aussi des choses différentes dans la manière dont le staff nous parle, dans ce qu’il nous propose… On n’a même pas vraiment revu le match de Montpellier, parce qu’on a laissé le championnat derrière nous. Là, les équipes vont être différentes, l’arbitrage va être différent. Je ne sais pas pour les autres mais, moi, j’ai senti dès lundi matin qu’on était dans une semaine particulière. »
Pour Chocobares, jouer à Toulouse signifie surtout pouvoir vivre ces moments d’intensité extrême : « Comme je le disais, c’est pour cela que j’aime le printemps. C’est vraiment le moment décisif pour nous. Personnellement, je suis ici pour vivre ces moments-là. C’est ce que j’adore dans le rugby. J’aime jouer, j’aime gagner des matchs. Mais, quand le printemps arrive, c’est différent. C’est la période où ta seule idée, c’est d’aller jusqu’au bout. Pour y parvenir, il faut faire attention à tout, chaque jour. Au moindre petit détail, dans chaque extra que tu fais. Ces petites choses qui, à la fin, font que ça va payer. »
Le joueur insiste aussi sur la transformation radicale de l’équipe dès l’amorce des phases finales : « Par exemple, le week-end dernier, on n’a pas fait une grosse performance contre Montpellier. On a gagné, c’est important, mais le contenu n’était pas à la hauteur de notre équipe. Je n’avais pourtant pas de doute sur le fait que quelque chose allait changer dès cette semaine dans le groupe. La phase finale arrive. Et je sais que, pour le match de samedi, on sera tous prêts. Je connais le groupe, les joueurs, et même le staff. Tout le monde va répondre présent pour faire un gros match. Après, on gagne ou pas, c’est le sport. Mais on va faire une grosse performance. »
Sur le plan individuel, Santiago Chocobares ne cache pas son engagement total lors de ces rencontres au sommet : « Le résultat, on ne peut pas toujours le contrôler mais je ne veux pas rater cette période. Je m’envoie à 200%, j’essaie d’aider l’équipe à chaque instant. Et cette saison ne va pas faire exception. »







