C’est une correction cinglante qui laisse des traces. En déplacement à Montpellier, les Catalans de l’USAP espéraient profiter d’une dynamique positive pour respirer un peu. Le résultat a été catastrophique : 50 points encaissés, neuf essais concédés, un « scénario catastrophe » qui douchent sévèrement leurs ambitions.
**USAP : la claque de Montpellier fait très mal**
Au coup de sifflet final, Mattéo Le Corvec affichait une profonde frustration. Pour lui, ce match devait être « l’occasion de se faire plaisir », mais la dure réalité du terrain a balayé cet espoir :
« Après tout le noir qu’on avait broyé depuis des mois, cette échéance était l’occasion de se faire plaisir et d’engager une nouvelle dynamique. Le fait que ça s’arrête comme ça, c’est chiant. »
Max Granell n’a pas caché non plus sa déception, reconnaissant une « faillite collective totale » :
« On ne s’attendait pas à prendre un score comme ça, on s’est loupé complet. »
**Nicolas Nadau épingle une défense inexistante**
L’entraîneur Nicolas Nadau n’est pas passé par quatre chemins pour décrire le naufrage au Septé Stadium. Selon lui, l’équipe a manqué de tout, et surtout d’orgueil. Il dresse un constat sans appel, dénonçant un jeu au pied « calamiteux », des situations mal gérées et surtout une défense aux abonnés absents :
« Il y a eu des essais beaucoup trop facilement donnés, des situations mal gérées, un jeu au pied calamiteux. Et la défense : il faut se faire mal au rugby. Tout s’est délité après un quart d’heure : la notion de combat, d’équipe s’est perdue, le jeu collectif s’est totalement égaré. On n’a pas retrouvé ce qui fait notre caractéristique depuis quatre mois. La réalité, c’est qu’on n’était pas à la hauteur. »
Dès l’entame du combat, le collectif catalan a craqué, et Nadau regrette surtout « l’absence de révolte » malgré l’enchaînement des essais adverses.
**Posolo Tuilagi, la seule lueur d’espoir**
Dans ce naufrage, peu d’éclaircies à retenir. On soulignera une entame de match prometteuse, la résistance de certains piliers et surtout la performance impressionnante de Posolo Tuilagi. Le colosse a tenu une heure, martyrisant la défense héraultaise avec des charges puissantes et une percée mémorable.
C’est maigre consolation, mais c’est toujours ça de gagné pour la suite.
**Une semaine pour se remettre en question**
Le calendrier offre une pause bienvenue à l’USAP avec un week-end sans match, une opportunité pour un travail en profondeur. Le staff entend profiter de ce temps mort pour « expliquer le pourquoi et le comment » de cette débâcle.
Nicolas Nadau a prévenu que tout le monde, du staff aux joueurs, devra « se poser les bonnes questions » afin de comprendre comment une équipe en progression constante depuis plusieurs mois a pu sombrer ainsi.







