Le président du Stade Toulousain, Didier Lacroix, s’est livré dans un entretien accordé à Midi Olympique, où il a partagé sa vision pour l’avenir du club phare de la Ville Rose.
Lacroix rappelle d’emblée qu’il est « de passage » au club, insistant sur la nécessité de « transmettre » plutôt que de s’attacher à une personne en particulier. « Le propre du Stade toulousain, c’est aussi de dépersonnaliser les choses. La personne la plus importante au club, c’est la personne morale, l’institution. L’idée, c’est de savoir comment la transmettre de la meilleure façon. »
Pour le dirigeant, l’enjeu dépasse largement l’équipe première. « Il y a les jeunes, la tradition, la manière dont tu formes tes accompagnants, sur et en dehors du terrain… Former des hommes, avec un grand H. Aujourd’hui, j’ai également la responsabilité de la formation des féminines. »
S’il se félicite de la récente prolongation d’Antoine Dupont, « un joueur émérite » et « une immense fierté », il tient à nuancer l’importance accordée à la star : « L’avenir du Stade toulousain, ce n’est pas Antoine Dupont. C’est le métro qui arrive. C’est la transformation de notre écrin. » Autrement dit, le développement des installations et l’évolution économique du club sont, selon lui, les véritables clés de la réussite à long terme.
Didier Lacroix détaille ainsi sa stratégie : « Tout le travail du club, économique, relationnel, patrimonial n’a qu’un objectif : que le sportif fonctionne. Et pour cela, il faut alimenter le cœur du réacteur. » Les infrastructures, loin d’être décoratives, doivent être « performantes pour former, accueillir et générer une économie que l’on réinjecte dans le sportif. Tout est tourné vers ça, de la formation à la performance. La finalité n’est pas d’enrichir mais de permettre la performance sportive. »
Enfin, il résume l’ADN du Stade Toulousain : « La gagne et l’audace, vouloir que ton successeur soit meilleur que toi. » Une philosophie qui guide la transmission et la pérennité d’un club emblématique.







