Écarté du XV de France lors du dernier Tournoi des Six Nations, Damian Penaud n’a pas baissé les bras. Profitant de la blessure de Nicolas Depoortere, l’international français a retrouvé le poste de ses débuts, le numéro 13, un changement qui semble avoir ravivé son appétit de jeu.
Pour Yannick Bru, manager de l’UBB, ce repositionnement est arrivé au moment idéal pour stimuler un joueur en quête de nouveauté. « Ça l’a excité. Il a besoin d’innovation, de choses nouvelles. Il a besoin de toujours être challengé sur son appétit sportif. Et je crois qu’effectivement, de retrouver ce numéro 13 qu’il affectionne, c’était un challenge qu’il avait envie d’embrasser. Et il a assumé cet appétit parce qu’il a été bon, pour ne pas dire très bon », confie-t-il à Sud-Ouest.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : une performance XXL face à Toulouse, un titre d’homme du match à Lyon, et une solidité confirmée lors du 8e de finale de Champions Cup contre Leicester.
Ancien mentor de Penaud à Clermont, Franck Azéma estime que ce repositionnement était nécessaire pour sortir le joueur de sa routine. « C’est quelqu’un qui fonctionne sur les challenges, sur les défis, et je pense qu’il n’a pas d’hésitation dans le fait d’être capable de relever ce défi-là. Je trouve que ça lui redonne de l’appétit et de la stimulation alors qu’il était en train de tomber peut-être dans la routine et ronronner. Il a cette nonchalance, il paraît détaché, mais c’est un gros compétiteur. Il a besoin d’accroches, d’objectifs comme ça à court ou moyen terme qui permettent d’aller chercher cette stimulation et ce dépassement de soi », analyse-t-il.
Alain Penaud, son père, met aussi en avant son état d’esprit exemplaire, où le plaisir de jeu et l’efficacité collective priment sur les considérations personnelles. « C’est quelqu’un qui ne se prend pas non plus la tête. Il a commencé numéro 10, il est passé au centre et on lui a donné l’opportunité à l’aile. Je ne pense pas que le poste soit un problème pour lui. La question à se poser, c’est de savoir quels sont véritablement ses atouts majeurs et sur quel poste il peut les exprimer le mieux. Je pense que l’enchaînement des bons résultats avec l’UBB le contente. Il semble aujourd’hui être utile à ce poste-là et voilà. Damian, c’est aussi un bon soldat », explique-t-il.
À l’approche du quart de finale européen contre le Stade Toulousain, l’UBB compte sur ce « facteur X » Penaud au centre pour dynamiter la ligne arrière girondine et faire la différence.







