Longtemps pointé du doigt pour son irrégularité et ses faiblesses défensives, Matthieu Jalibert a opéré une transformation spectaculaire qui fait désormais de lui le maître à jouer incontournable de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB).
À l’aube d’un rendez-vous européen décisif, son manager Yannick Bru est revenu pour La Dépêche sur cette métamorphose impressionnante. Selon lui, la réussite actuelle du numéro 10 girondin n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’un travail acharné pour faire taire les sceptiques.
« À l’instar de Louis Bielle-Biarrey, Matthieu est une parfaite illustration, un raccourci, de ce qu’est l’UBB. À l’intérieur de leur parcours, il y a des choses qui nous inspirent. Matthieu Jalibert, OK c’est un talent, qu’on a pu identifier comme un talent capricieux, mais c’est quelqu’un qui s’est surtout remis en question, qui s’est mis au travail sur ses points faibles, qui a passé énormément de temps dans sa remise en question, donc, à tout point de vue. Vraiment. »
Au-delà de son talent offensif, Jalibert a aussi progressé dans les secteurs moins visibles du jeu. « Il est devenu un bien meilleur défenseur, et il sait à quoi il le doit. C’est désormais un meilleur leader. Dans son jeu mais aussi dans son approche mentale. Et il touche les gains de son investissement aujourd’hui. Si l’UBB est assimilée à Matthieu Jalibert et peut se remettre en question comme il l’a fait face aux critiques, moi ça me va très bien, ça ne me dérange pas », ajoute Bru.
Ce dimanche à 16 heures, le choc entre Jalibert et Romain Ntamack promet d’être le point d’orgue d’une rencontre capitale où ces deux piliers du rugby français s’affronteront pour une place en demi-finale. Dans un stade Chaban-Delmas en attente de son « messie », Matthieu Jalibert a désormais l’opportunité de confirmer qu’il a définitivement intégré la cour des meilleurs ouvreurs du monde.






