L’élimination du Stade Toulousain à Bordeaux (30-15) continue de faire polémique. Si l’indiscipline récurrente des Rouge et Noir est un fait reconnu, c’est surtout l’arbitrage de l’Anglais Matthew Carley qui fait débat.
Le manager toulousain Ugo Mola a pointé du doigt l’interprétation des règles lors de la conférence de presse d’après-match. Pourtant habitué à arbitrer les Toulousains – c’était la septième fois pour Carley – l’arbitre a surpris par un changement manifeste dans sa gestion du match à Chaban-Delmas.
Selon Ugo Mola, le déséquilibre des coups de sifflet en première période a empêché son équipe, pourtant largement en possession du ballon, de s’exprimer pleinement : « Il y a six pénalités à une en première mi-temps contre nous alors qu’on a la possession. C’est plutôt un arbitre qui a l’habitude de siffler la défense. Et aujourd’hui, on a été un peu pénalisés, un peu trop en tout cas sur la première mi-temps, pour, je pense, marquer plus de points et être en mesure de plus pousser Bordeaux dans ses retranchements. »
Cette tendance arbitrale a clairement favorisé la défense bordelaise. Moins inquiété par les fautes, l’UBB a pu dicter son rythme, contrôler le match et creuser l’écart. Toulouse, en position de chasing, n’a jamais réussi à inverser la tendance. Ugo Mola reconnaît l’impact de cet arbitrage sur la dynamique du match : « Après, du moment où ils marquent et ils prennent le score, c’était trop difficile de courir derrière. »
Victime d’une infériorité numérique et d’un arbitrage qu’il estime sévère à l’égard de ses attaquants, le Stade Toulousain s’est finalement condamné à un exploit qui n’est jamais venu. Une défaite qui laisse un goût amer, tant sur le terrain que dans l’interprétation des règles.







