Jean-Marc Doussain, ancien demi de mêlée du Stade Toulousain, revient sur ses années en Top 14 dans les colonnes de L’Équipe, partageant souvenirs et anecdotes qui illustrent la richesse du folklore stadiste.
Au-delà des trophées et des exploits sportifs, le rugby toulousain s’attache à des moments d’humilité et de convivialité. “Un homard sur l’épaule” : c’est ainsi que Doussain décrit une soirée légendaire qui a marqué sa carrière au cœur de Toulouse.
Durant près de dix ans sous le maillot rouge et noir, il a côtoyé des joueurs au caractère singulier. Parmi eux, Yannick Jauzion se détache comme une figure rassurante et stable.
« C’est un mec hyper humble et rassurant. »
À l’opposé, Pierre-Louis Barassi incarne la folie douce et l’imprévisibilité, mélange d’intelligence vive et de tempérament fougueux.
« C’est un personnage, très intelligent, très drôle et un peu foufou. Quand je l’ai rencontré, il avait 20 ans et partait dans tous les sens. Il a beaucoup de second degré, mais il peut se vexer et vite vriller. »
Mais c’est surtout l’anecdote d’une soirée après la demi-finale de Coupe d’Europe 2011 contre Leinster qui illustre le caractère unique de cette équipe toulousaine. Malgré la défaite (32-23), William Servat, Cédric Heymans et le jeune Doussain ont choisi de décompresser dans les halles de Toulouse, dans un état de fatigue avancée.
« La bringue qui m’a marqué ? Celle après la demi-finale de Coupe d’Europe en 2011 pour ma première saison avec le Stade Toulousain. On perd contre le Leinster puis on rentre à Toulouse. On sort avec quelques joueurs dont William Servat et Cédric Heymans. On était bien fatigués. (Rire.) D’un seul coup, je vois Cédric avec un homard sur l’épaule et qui fait le con dans les Halles de Victor Hugo. »
Cette parenthèse festive n’a en rien entamé leur détermination. Quelques semaines plus tard, Doussain et Heymans soulevaient ensemble le bouclier de Brennus, une victoire écrasante contre Montpellier qui marquait un sommet dans leur parcours.







