Union Bordeaux-Bègles prêt à contourner le plafond salarial grâce à Adidas pour retenir Louis Bielle-Biarrey
Union Bordeaux-Bègles (UBB) pourrait bien frapper un grand coup dans le dossier Louis Bielle-Biarrey, son prodige de 22 ans, en tirant profit d’un changement d’équipementier. Alors que le club girondin cherche à sécuriser l’avenir de sa pépite, la piste Adidas, remplaçant Kappa, pourrait offrir une solution inédite face au strict plafond salarial imposé par la Ligue.
Selon plusieurs sources relayées par Le Parisien, l’UBB s’apprête à officialiser un partenariat avec la marque aux trois bandes. Cette évolution réglementaire, qui entrera en vigueur la saison prochaine, stipule que les revenus versés conjointement par un équipementier au club et au joueur ne seront plus inclus dans le Salary Cap.
Louis Bielle-Biarrey vient lui-même de signer avec Adidas ce mois-ci. Si l’UBB formalise cet accord, une partie de la rémunération de l’ailier pourra être prise en charge directement par la marque, libérant ainsi une marge financière considérable pour le club bordelais.
Un statut devenu trop grand pour son contrat actuel
En février 2024, lors de sa dernière prolongation, Bielle-Biarrey avait accepté un contrat évolutif plafonné à 350 000 euros annuels. Mais le triple champion du monde en herbe est depuis devenu un phénomène incontournable :
– Double meilleur joueur du Tournoi des Six Nations (2025 et 2026) ;
– 17 essais inscrits sur les deux dernières éditions, dont « un quadruplé historique contre l’Angleterre » ;
– Une attractivité commerciale en plein essor avec des partenariats majeurs, comme ceux avec Tissot et maintenant Adidas.
Son entourage estime désormais que ce salaire est « trop éloigné de ses mérites », surtout quand on sait que son compère de la charnière, Matthieu Jalibert, perçoit plus du double.
Laurent Marti, le président bordelais, ne cache plus ses intentions. Après le récital de Bielle-Biarrey face à Leicester en Champions Cup (64-14), il a été clair en privé, déclarant : « J’espérais que l’effervescence retombe autour de toi, mais là il va falloir y aller ».
L’UBB doit désormais jongler entre la gestion d’un effectif étoilé (Penaud, Lucu, Jalibert) et la nécessité de récompenser celui qui tourne à près d’un essai par match. Si une prolongation en Gironde semble inévitable, où le jeune joueur se sent bien avec sa compagne, l’aspect financier reste déterminant.
Plus qu’un simple changement de maillot, l’arrivée d’Adidas s’impose donc comme « l’atout maître pour garder le ‘TGV girondin’ sur les rails de l’Atlantique ».







