Avant la réception de Clermont au Stadium, tous les regards se tournent vers l’incontournable « gratteur » du Stade Toulousain : Jack Willis. L’Anglais s’est imposé comme une pièce maîtresse du système rouge et noir grâce à sa maîtrise exceptionnelle du jeu au sol, devenant un véritable cauchemar pour les attaques adverses.
### Un talent né dans le jardin familial
Si Jack Willis domine aujourd’hui les rucks du Top 14, c’est le fruit d’un entraînement précoce et original. Aux côtés de son frère Tom, futur joueur de l’UBB, et de sa sœur, il a développé cet instinct de survie dans les regroupements.
« On s’amusait comme ça parfois (rire). Même si ma sœur ne jouait pas au rugby, elle participait ! », confie le troisième ligne, fort de 14 sélections avec le XV de la Rose, dans Midi Olympique.
Cette éducation rugbystique lui permet d’afficher des statistiques impressionnantes : 15 ballons grattés dans les rucks depuis le début de la saison.
### « Je suis un chien sur le terrain »
Malgré son impact décisif, Willis fait preuve d’une humilité remarquable. Pour lui, son rôle de « nettoyeur » ou de « voleur » de ballons est avant tout un engagement au service du collectif.
« Je ne pense pas que je fais peur. C’est mon job d’être un chien sur le terrain. C’est aussi simple que cela. J’adore cette partie du jeu. Dès mon plus jeune âge, j’ai énormément travaillé ce secteur », explique-t-il.
### L’analyse chirurgicale du grattage
Wenceslas Lauret, ancien pilier de la défense du Racing 92, salue la qualité du Toulousain. Selon lui, la force de Willis réside dans sa capacité de lecture ultra-rapide des situations. En une fraction de seconde, il repère si le soutien adverse est en retard, lui offrant la parfaite fenêtre pour s’emparer du ballon.
« Il est toujours bien placé, a le sens du jeu et le sens de la défense. C’est un joueur dur au mal, presque obligé pour avoir son jeu. Des coups, Willis en prend, mais il encaisse plus que la moyenne. Sa capacité à analyser les rucks est impressionnante. Il les lit mieux que tout le monde. Avec une carapace solide, le Britannique peut résister aux déblayages de ses adversaires. C’est du très haut niveau », souligne Lauret.
Ce dimanche soir, Clermont devra impérativement mettre en place un « plan anti-Willis » pour éviter que leurs lancements de jeu ne soient systématiquement contrecarrés par les mains expertes de l’ancien joueur des Wasps.







