Le volcan s’est réveillé. Après avoir frôlé la correctionnelle en début de rencontre, l’ASM Clermont Auvergne a réussi un exploit retentissant en s’imposant sur la pelouse du Stade Toulousain lors de la 22ème journée de Top 14.
Pour Christophe Urios, ce succès marque un véritable tournant mental pour son groupe, capable de renverser des montagnes malgré un scénario initial catastrophique.
**Un exploit supérieur à celui de Toulon**
Si l’ASM avait déjà brillé à l’extérieur cette saison, cette victoire au Stadium prend une dimension particulière pour le manager clermontois. Face à « l’ogre toulousain », ses joueurs ont fait preuve d’une résilience hors norme :
« C’est un sentiment ce soir incroyable. Autant à Toulon je ne trouvais pas cela incroyable, autant là c’est incroyable. Je souhaitais que dans l’ensemble du match, on soit capable de jouer sans complexe et sans limite. Et les joueurs en ont été capables sans forcément faire un grand match de rugby. Cela a été dur car il nous manque du monde puis on s’est compliqué la tâche. Il y avait 21 – 00 au bout de 10 minutes de jeu, un carton orange, un carton jaune. C’est dur. »
**L’état d’esprit avant le rugby**
Pour Urios, le secret de ce hold-up réside dans les valeurs fondamentales du sport. Dans un match haché par les sanctions et les blessures, c’est la solidarité auvergnate qui a fait la différence face au talent pur des Rouge et Noir :
« Ce que j’aime dans le rugby, c’est ce que j’ai vu ce soir : un état d’esprit, une mentalité et du rugby. L’ordre est comme ça et parfois nous on n’est pas comme ça. Donc je suis fier car on a gagné un match important à l’extérieur dans un endroit qui n’est pas simple. Puis ça nous relance dans le top 6. Ce soir, on est content. »
**La fin de la malédiction toulousaine**
Ce succès a aussi un goût de revanche personnelle pour Christophe Urios. Souvent victorieux à Toulouse lors de ses années castraises, le technicien n’avait plus remporté un match au Stadium depuis son départ du Tarn.
« Quand j’étais à Castres, j’ai souvent gagné à Toulouse, dans les années 2015 – 2019. Depuis Bordeaux, je ne gagnais pas souvent. Et depuis que je suis à Clermont, je ne les avais jamais battu. Donc on apprécie cela. »
Malgré l’euphorie, le manager garde les pieds sur terre et les yeux rivés sur l’objectif Top 6 :
« On profite de ce soir et de la semaine prochaine car nous n’avons pas de match et de vite repenser à l’USAP car dans ce championnat, il faut rester les yeux ouverts avec l’ambition de travailler et de s’améliorer. »
Avec cet exploit, Clermont confirme qu’il faudra compter sur les Jaune et Bleu pour le sprint final.







