Le manager de l’UBB, Yannick Bru, s’est exprimé à chaud auprès de *Sud-Ouest* après la victoire décrochée contre Bath en demi-finale de la Champions Cup, saluant un duel d’une intensité rare.
« On a assisté à un match de très haut niveau. Je voudrais témoigner tout mon respect à Bath, à Johann van Graan (directeur du rugby), la façon dont il construit cette équipe depuis deux ans et demi, leur capacité tactique, leur puissance », a-t-il déclaré, louant le travail de son homologue anglais.
Le technicien bordelais s’est également félicité de l’engagement et du caractère de ses joueurs : « Le leadership de l’équipe a été incroyable. Ça a été un combat de boxe pendant 60 minutes, on se donnait coup pour coup, dès qu’une équipe baissait un peu la garde, des points étaient inscrits. Les joueurs ont été formidables de caractère. Quand on menait de cinq points et qu’ils ont décidé de jouer une pénalité à la main alors que le staff demandait trois points, ils ont été formidables d’opiniâtreté. C’est une très belle conclusion pour l’UBB. »
Emporté par l’enjeu, Yannick Bru a aussi exprimé sa fierté et sa détermination à décrocher un second titre européen : « On ne voit pas trop l’opportunité de défendre notre titre, plutôt d’aller en chercher un deuxième. C’est ce qui nous anime. C’est une campagne très dure depuis le premier déplacement à Pretoria. On voit que l’avantage du terrain n’est pas négligeable dans un match de très haut niveau comme aujourd’hui. »
Le manager rappelle aussi la qualité de la prochaine échéance : « Tout ça nous a permis d’aller défier le Leinster, une version de l’équipe d’Irlande, à Bilbao. C’est un premier objectif atteint. Maintenant, on a un peu d’expérience, on sait que rentrer en finale pour partir vaincus, on l’a déjà vécu et ça laisse un sentiment très violent. On va essayer de ne pas rééditer ces erreurs-là. »
La solidité défensive a été un autre point clé souligné par Bru : « C’est un secteur fondamental. On avait parlé des enseignements de Montpellier, qui avait marqué deux essais sur leurs deux possessions dans nos cinq mètres. Vous avez vu l’engagement de notre équipe devant la ligne, la répétition des percussions de Bath. Il y avait un niveau de bravoure et d’engagement que les gars ont réussi à aller chercher. »
Il a reconnu la performance collective sous pression : « Je suis très fier de ça. Je pense qu’on aurait pu le faire le week-end dernier, même si certains diront que c’est difficile. C’est vrai qu’on a très bien défendu. Chaque joueur a donné son corps à l’équipe. Malgré ça, Bath a marqué plusieurs fois, ça prouve la qualité de cette équipe. »
Enfin, le manager de l’UBB a conclu sur la finale imminente contre le Leinster : « On est face à un défi immense. Battre le champion de France en quarts, le champion d’Angleterre en demies, puis l’équipe d’Irlande en finale, ce serait magnifique, un souvenir inoubliable. On va se poser les bonnes questions pour préparer cet événement avec beaucoup de précisions. Si on dit « tout ça pour ça » le 23 mai, ce sera très douloureux. »
Une rencontre qui s’annonce donc d’ores et déjà comme un sommet du rugby européen.







