L’US Montauban en quête d’un dernier sursaut avant la fin de saison
La saison de l’US Montauban touche à sa fin, et le bilan est lourd. Sous la direction de Sébastien Tillous-Borde, les Tarn-et-Garonnais n’ont remporté qu’un seul match cette année, subissant des défaites cinglantes semaine après semaine. Ce samedi, le club a encore encaissé une correction à domicile, s’inclinant 25-73 face au Stade Français Paris.
Avant ce nouvel échec, le capitaine Fred Quercy a tenté d’insuffler du courage à ses coéquipiers : « Je ne sais pas si c’était le match qu’on allait gagner aujourd’hui, mais moi c’est le message que j’essayais de faire passer avant le coup de sifflet, de leur dire qu’il ne faut pas être fataliste, il faut y croire, il faut se le donner. » Malgré la dure réalité, il insiste sur l’importance de jouer pour le plaisir et l’honneur : « Ça aurait été bien que le score soit moins lourd, je pense. »
Le capitaine pointe clairement un déficit physique criant de son équipe face aux autres formations du Top 14 : « Je pense que la différence se fait sur le physique. C’est plus grand, c’est plus costaud, et ça se déplace plus. […] Il y a une division d’écart, on le savait. Ça se confirme de week-end en week-end. » Cette supériorité physique des adversaires plonge les Montaubanais dans une fatigue constante, et explique en partie la lourdeur des défaites : « Les fins de match comme ça sont longues. […] Tu as toujours ce petit temps de retard qui fait qu’on dirait qu’il manque toujours quelqu’un […] ça va un peu trop vite. »
Malgré ces difficultés, Fred Quercy ne regrette pas d’évoluer en Top 14, plutôt qu’en Pro D2, championnat qu’il a connu pendant douze ans. « Je préfère recevoir La Rochelle, le Stade Français, que n’importe quelle équipe de Pro D2. […] C’est, je pense, le meilleur championnat. C’est difficile, on n’était pas préparé à ça, on le savait. » Lui qui fait le parallèle entre jouer sa finale à plein régime et tenter de rivaliser avec les cadors admet que l’écart est rude : « C’est toujours compliqué de faire une course quand tu n’as pas la voiture qu’il faut. »
Après une saison marquée par les humiliations, Quercy espère voir son équipe décrocher une victoire avant la fin du championnat : « On va recevoir La Rochelle comme on reçoit le Stade Français, on va essayer de se donner, on va essayer de faire tout ce qu’on peut. Si on peut les gagner, je ne vais pas te mentir, évidemment qu’on les gagnera. J’aimerais qu’on le joue comme une finale. » Il reconnaît tout de même que le score et l’investissement ne sont pas à la hauteur de ses attentes : « Je trouve qu’on prend nos essais trop facilement, on a l’impression que certains lâchent. »
Le capitaine n’a jamais caché que cette saison s’annonçait particulièrement éprouvante, dès la montée en Top 14. « On savait qu’en montant, ça allait être compliqué. […] Tu as beau changer 20 mecs et prendre 20 mecs à 20 000 euros par mois, je ne suis pas sûr que la sauce prenne. » Pour lui, il était important de vivre cette expérience avec le groupe qui avait gagné la division inférieure l’an passé.
Pour l’avenir, Fred Quercy mise sur un rebond en Pro D2 : « J’espère que ça va souder un peu plus l’équipe l’année prochaine. Quand on a pris cinquante tous les week-ends, il va falloir renouer la victoire vite. » Il souligne la difficulté du contexte actuel et ses conséquences sur la vie d’équipe : « Tu as toujours les deux discours. C’est toujours compliqué. »
Mentalement, la saison est une épreuve constante : « Tu t’investis, tu travailles toute l’année, tu te cabosses sur des mecs et il ne se passe rien. À la longue, c’est usant. » Mais malgré tout, il garde sa motivation intacte : « Je ne donnerai ma place à personne. Je te rassure. »
Enfin, il affiche son impatience à entamer la prochaine saison en Pro D2 : « Je n’ai envie que d’une chose, c’est aller en Pro D2 et voir ce qu’on est capable de donner. […] Il va falloir se donner les moyens. Ce n’est pas en arrivant tranquillou, en se disant ‘on était bons il y a deux ans’. » Pour lui, l’heure est au combat pour retrouver une stature digne de son club et de ses ambitions.







