Pendant longtemps, l’Union Bordeaux-Bègles était régulièrement critiquée pour la faiblesse supposée de son pack, jugé pas assez dur, pas assez dominant, pas assez “méchant” pour s’imposer en Europe. Cette campagne de Champions Cup a toutefois balayé ces clichés une bonne fois pour toutes.
Avant de décrocher un deuxième titre européen consécutif samedi à Bilbao face au Leinster (41-19), les avants bordelais ont écrasé tous les gros packs qu’ils ont rencontrés. En quart de finale, Bordeaux a livré un combat frontal colossal contre le champion de France, Toulouse. Puis l’UBB a écarté Bath, champion d’Angleterre, avant d’étouffer totalement le Leinster en finale. À chaque fois, le constat était clair : sur la puissance devant, Bordeaux a dominé.
Dans les collisions, les rucks, les mêlées ou encore l’intensité physique, le pack girondin a imposé sa loi face à certaines des meilleures équipes du continent.
Interrogé après la finale sur cette réputation obsolète, le pilier Ben Tameifuna a balayé les critiques. “Je pense au contraire que nous avons toujours eu une équipe solide, avec un bon pack d’avants.” Le colosse néo-zélandais a également salué le travail du staff et en particulier celui de Yannick Bru, qu’il juge déterminant pour la gestion physique des avants.
“Yannick et son staff ont vraiment bien pris soin de nous.” Grâce à une méthode rigoureuse, l’UBB préserve les joueurs en début de semaine afin de leur permettre d’atteindre leur pic d’intensité au moment des matchs cruciaux.
“En début de semaine, on se concentre davantage sur la récupération, pour remettre le corps d’aplomb après un gros match le samedi. L’idée, c’est d’être plus frais en début de semaine pour pouvoir monter en puissance et atteindre notre pic en fin de semaine.”
Face au Leinster à Bilbao, cette stratégie a été validée de façon éclatante. “Cette méthode fonctionne bien, on l’a encore vu face au Leinster.”
Au-delà de ce nouveau sacre européen, l’UBB a envoyé samedi un message fort à toute l’Europe : son pack a changé de dimension et peut désormais exploser n’importe quelle formation continentale. Après avoir dominé Toulouse, Bath puis le Leinster lors de cette campagne, les avants bordelais ont sans doute mis fin aux critiques sur leur supposée fragilité physique.







