Alors que les clubs français dominent la Champions Cup depuis plusieurs saisons, Jacques Raynaud, président de l’EPCR, refuse de voir dans cette hégémonie un déséquilibre préoccupant.
Interrogé par Midi Olympique sur la suprématie du Top 14 en Coupe d’Europe, le dirigeant préfère y voir « un simple cycle sportif ». Selon lui, cette période faste pour le rugby français n’a rien d’exceptionnel : « Le sport fonctionne par cycles. Il y a eu un cycle Munster, un cycle Leinster, un cycle Saracens, un cycle Toulon. Aujourd’hui, il y a un cycle français et peut-être un cycle bordelais, mais personne à l’EPCR ne considère cela comme problématique. »
Jacques Raynaud compare même cette situation aux dynasties observées dans d’autres sports : « Quand on regarde les autres sports, c’est pareil : le Real Madrid, le Bayern, Liverpool ou certaines périodes en Formule 1. Le meilleur gagne à un instant donné, puis les équilibres évoluent. »
Le sujet sensible des budgets, souvent pointé du doigt par les clubs anglais et irlandais en raison des masses salariales supérieures des formations françaises, est quant à lui évacué par le président de l’EPCR. « Je préfère laisser ce débat aux observateurs », affirme-t-il.
Il souligne en revanche la diversité des finalistes européens ces dernières saisons pour relativiser cette domination : « Quand on regarde les dernières finales, on voit surtout une grande diversité de clubs et de nations représentés. L’an dernier, deux clubs anglais étaient en finale de Challenge Cup. On a eu des clubs irlandais, La Rochelle, Toulouse, Bordeaux… »
Pour conclure, Jacques Raynaud balaie les accusations de déséquilibre : « Je ne suis pas certain que les faits confortent réellement cette théorie. »







