L’ère Grégory Patat débute officiellement à Brive le 1er juillet prochain, mais en coulisses, le futur manager du CAB s’active déjà depuis plusieurs semaines. Sa mission s’annonce capitale après l’échec de la montée et la fin du cycle Pierre-Henry Broncan. Les défis sont nombreux et urgents.
Patat, nommé jusqu’en 2029, prend les commandes d’un club frustré par une fin de saison brutale et une pression énorme autour du retour au Top 14. Le technicien gersois veut imposer rapidement sa marque. Premier signe fort : il a obtenu le droit de choisir lui-même son entraîneur des trois-quarts, comme l’a révélé La Montagne.
Pour ce poste clé, Brive a recruté Fabien Fortassin, venu de Valence-Romans. Ses déclarations récentes ont immédiatement fait sensation : « Brive est une équipe qui m’a toujours frustré. Je me faisais chier à les étudier, sincèrement ! Avec cet effectif, il me semble que je pourrais faire beaucoup plus. » Fortassin affiche clairement ses ambitions offensives.
Le futur responsable de l’attaque ne cache pas son rôle : « Je ne pars pas à Brive juste pour être entraîneur des trois-quarts. Le rôle qu’on m’a proposé, c’est d’être l’architecte du rugby. J’ai carte blanche sur comment on va jouer. » Ce discours annonce une transformation profonde du style de jeu briviste.
Mais le nouveau staff devra composer avec une réalité économique tendue. Le CAB ne remplacera pas les quatorze départs déjà enregistrés. La masse salariale doit impérativement diminuer. La stratégie évolue vers un recrutement plus ciblé et davantage orienté vers la jeunesse.
À ce jour, deux arrivées sont officiellement actées : Lucas Oudard et Gatien Massé. D’autres dossiers avancent rapidement, notamment ceux du pilier Christian Judge, de Louis Mary et d’Aymeric Luc, qui devraient bientôt rejoindre la Corrèze. Trois à cinq recrues supplémentaires sont attendues, mais les mouvements resteront limités.
Grégory Patat entend aussi s’appuyer fortement sur les Espoirs, comme lors de ses précédentes expériences. Le futur manager valorise l’intégration progressive des jeunes du centre de formation dans son projet sportif, une nécessité économique autant qu’une conviction sportive.
Le chantier est colossal : changer le style de jeu, reconstruire une dynamique après l’échec de la montée, gérer une baisse budgétaire et relancer plusieurs joueurs. Le nouveau cycle du CAB commence sous forte pression et de lourdes ambitions.







