À moins de trois semaines de sa demi-finale de Top 14 à Marseille, le Stade Toulousain voit ses forces progressivement revenir, une bonne nouvelle pour le staff mais aussi un véritable casse-tête pour l’entraîneur Ugo Mola.
Si certaines lignes pâtissent encore des blessures, notamment la troisième ligne avec les absences de Mathis Castro-Ferreira, Anthony Jelonch et Théo Ntamack Banos, la première ligne se distingue par une densité rare. Une situation qui pourrait contraindre des joueurs à rester sur le banc lors de la composition de la feuille de match.
Au poste de talonneur, la hiérarchie est établie : “Sauf énorme surprise, Julien Marchand et Peato Mauvaka devraient figurer sur la feuille de match de la demi-finale.” Ces deux internationaux tricolores incarnent toujours la référence du poste à Toulouse. En embuscade, Guillaume Cramont et Thomas Lacombre restent toutefois des solutions de haut niveau.
À gauche de la mêlée, l’équation est plus complexe. L’opération au ménisque de Benjamin Bertrand limite les options à trois joueurs pour seulement deux places. De retour après une longue blessure au genou, Rodrigue Neti semble avoir convaincu malgré un temps de jeu encore réduit depuis son retour. L’international français a retrouvé la compétition lors des deux dernières journées et paraît bien parti pour intégrer le groupe en vue de Marseille.
Reste alors à départager David Ainu’u et Cyril Baille. L’Américain, très utilisé notamment pendant la phase finale de Champions Cup, est confronté à l’expérience de Baille, malgré ses soucis à la cheville, un atout qui pourrait faire la différence au moment du choix final.
À droite, la concurrence est féroce avec quatre prétendants pour deux places : Dorian Aldegheri, Joel Merkler, Georges-Henri Colombe et Paul Mallez. Une situation rare pour Toulouse. “Depuis trois ans, on a beaucoup tourné entre Dorian et moi parce qu’il y avait beaucoup de blessures au poste et des mecs en fin de carrière qui n’ont pas été remplacés,” explique l’international espagnol Joel Merkler.
Ce dernier se réjouit de cette rivalité retrouvée : “C’est vrai qu’à quatre, c’est rare et tant mieux. Au moins, pour la fin de saison, on aura tout le monde dispo et un groupe où les meilleurs au poste seront disponibles.”
Parmi ces quatre, Georges-Henri Colombe pourrait bien se révéler être l’arme secrète du Stade Toulousain. Souvent freiné par des blessures musculaires, l’ancien Rochelais est surtout utilisé comme impact player. Sa puissance et son explosivité sont capables de renverser une rencontre en quelques minutes. À l’image de Ben Tameifuna à Bordeaux, Colombe pourrait devenir l’un des atouts majeurs de Toulouse lors des phases finales.
Entre la dernière journée contre le Racing 92 et le stage en Catalogne avant Marseille, chaque entraînement comptera. Certains internationaux pourraient néanmoins vivre une grosse déception en découvrant la composition de la feuille de match pour cette demi-finale cruciale.







