Au terme du match entre Montpellier et Pau, remporté par le MHR (26-18), une scène rare a surpris les observateurs. Quelques instants après le coup de sifflet final, le manager palois Sébastien Piqueronies s’est entretenu avec l’arbitre Luc Ramos au sujet d’une décision contestée, qui a privé son équipe d’une dernière chance.
À la 79e minute et 54 secondes, Loïc Credoz venait de marquer un essai, redonnant espoir aux Palois. Ces derniers visaient à récupérer le ballon sur le renvoi pour tenter un nouvel essai et décrocher éventuellement un bonus défensif. Pour cela, il aurait fallu renoncer à la transformation.
« Dans le règlement, on a le droit de ne pas transformer. C’est le moment où le ballon est aplati qui fait jurisprudence pour voir s’il y a un renvoi ou non. C’est ce que Joe Simmonds a tenté de dire à l’arbitre et Joe a dû mal s’exprimer car M. Ramos a compris que Joe demandait si Pau avait le droit de recevoir un coup d’envoi après la transformation », a expliqué Piqueronies après la rencontre.
En réalité, Joe Simmonds a été contraint d’effectuer la transformation, qu’il a réussie, avant que l’arbitre ne mette fin à la partie. Une communication confuse qui, selon Piqueronies, a coûté cher à Pau : « C’est quelque chose que nous avons travaillé à l’entraînement. Joe savait, mais n’a pas dit la bonne phrase. Je suis heureux de constater que mes joueurs, dans ces moments de pression, connaissent le règlement. Mais la communication avec le directeur de jeu n’a pas été efficace. » De fait, les six dernières secondes ont été consommées lors de la tentative de transformation, empêchant toute manœuvre offensive supplémentaire.
Cette situation, peu fréquente dans le rugby professionnel, met en lumière un point précis du règlement. L’article 5, alinéa 8, stipule clairement : « Une équipe peut choisir de tenter ou de ne pas tenter la transformation. » Il précise aussi que « le marqueur doit indiquer à l’arbitre la décision de ne pas tenter la transformation en disant : “Pas de transformation” après que l’essai a été accordé. Mais il faut que le choix de tenter ou non la transformation se fasse avant l’expiration du temps laissé pour la tentative (60 secondes désormais). L’arbitre fera donc reprendre le jeu. »
Selon les précisions de Piqueronies, Joe Simmonds connaissait parfaitement cette règle, mais il n’aurait pas utilisé la formulation attendue par l’arbitre, entraînant ainsi cette incompréhension au moment crucial.







