Dimanche soir au stade Michelin, l’émotion était palpable lors des adieux d’Etienne Falgoux à l’ASM Clermont. Après dix-sept années de fidélité au club auvergnat, le pilier vivait ses derniers instants sous les couleurs jaunes et bleues devant un public conquis.
Lors de son discours, Falgoux a rendu hommage à plusieurs hommes clés de sa carrière. « Je pense à Vern Cotter qui fut le premier à me mettre le pied à l’étrier en 2014. » Il a ensuite salué Franck Azéma, « qui a su me sublimer avec à la clé quatre finales et deux trophées », avant d’exprimer sa gratitude envers Jono Gibbes : « Il m’a permis de rester et de jouer sur mes terres et pour ça je le remercie. »
Pourtant, au milieu de ces remerciements, une absence notable a retenu l’attention : celle de Christophe Urios, l’actuel manager clermontois. Comme le souligne le journal La Montagne, son nom n’a jamais été prononcé, un silence lourd de sens dans le contexte tendu des derniers mois.
Quelques heures avant cette cérémonie, Falgoux avait déjà évoqué sans détour leur relation : « Cela s’est passé avec des hauts et des bas. Forcément, là, on est plus sur une période de bas. » Il avait également reconnu avoir tenu des propos controversés : « J’ai peut-être tenu des propos qui ont été mal interprétés ou mal compris. Je ne regrette pas ce que j’ai pu dire. »
Dans ce genre de moment solennel, chaque mot pèse. Mais parfois, c’est surtout ce qui n’est pas dit qui révèle les rapports véritables. Dimanche soir, Etienne Falgoux a salué ses anciens entraîneurs, mais le nom de Christophe Urios est resté étrangement absent, témoignant d’une rupture profonde entre le joueur et son dernier coach à Clermont.






