Samedi soir, le Racing 92 affrontera le Stade Toulousain dans un match décisif pour la qualification aux phases finales du Top 14. Une rencontre qui ravive le souvenir d’un épisode marquant du match aller à Ernest-Wallon.
Le 29 novembre dernier, lors de la 11e journée, Toulouse menait 8 à 3 à quelques minutes de la pause, un score encore serré. C’est alors que Janick Tarrit, talonneur du Racing, a perdu son sang-froid. Alors que le ballon était déjà sorti en touche et que l’arbitre venait de siffler la mi-temps, il a porté un coup de tête à Efrain Elias. Suite à l’intervention de l’arbitrage vidéo, Tarrit a été expulsé. Peu après, c’est Efrain Elias lui-même qui a inscrit un essai, faisant basculer le match en faveur de Toulouse.
Le manager du Racing 92, Patrice Collazo, n’avait pas caché sa colère en conférence de presse, dénonçant « une erreur impardonnable ». « Il y a un truc qu’on ne prévoit pas, c’est la bêtise », avait-il lancé, déplorant l’impact de ce geste sur le travail de toute une semaine : « Vous anéantissez la stratégie de la semaine, le travail de la semaine. »
Plusieurs mois après l’incident, Efrain Elias est revenu sur cet épisode dans les colonnes de La Dépêche du Midi, avouant rester perplexe : « C’est une situation un peu bizarre. Après un ruck, je m’étais arrêté de jouer et le joueur du Racing me donne un coup dans la poitrine avec sa tête. Pourtant le ballon était sorti et parti de l’autre côté donc je n’ai pas du tout fait attention. » L’Argentin reconnaît avoir été « un peu surpris » par la réaction de Tarrit.
Suite à cet acte, Janick Tarrit avait été suspendu dix semaines, avant que sa sanction ne soit réduite à cinq. Ce samedi, les deux joueurs pourraient se retrouver face à face sur la pelouse, mais l’enjeu sera bien différent pour le Racing 92. Les Franciliens, engagés dans une lutte cruciale pour les phases finales, ne pourront se permettre aucun faux pas ni nouvelle incartade face au leader du championnat.







