L’affaire Tevita Tatafu arrive à son terme avec une décision disciplinaire moins sévère que redouté.
Mercredi, la commission juridique de la Ligue Nationale de Rugby (LNR) a statué sur le dossier impliquant l’Aviron Bayonnais, son président Philippe Tayeb et le pilier international Tevita Tatafu. Les trois parties ont été reconnues coupables de « non soumission à homologation d’un document contractuel non contraire aux dispositions conventionnelles et réglementaires ».
### Bayonne condamné à une lourde amende
Le club basque encourait une sanction financière comprise entre 10 000 et 50 000 euros. La commission a finalement infligé une amende de 30 000 euros, dont la moitié avec sursis. Concrètement, l’Aviron Bayonnais devra régler immédiatement 15 000 euros. Cette décision traduit la gravité avec laquelle la LNR a perçu cette infraction.
### Philippe Tayeb bénéficie d’un simple avertissement
Visé également, le président bayonnais Philippe Tayeb risquait une amende entre 500 et 1 500 euros. La commission a opté pour la clémence, lui adressant un simple avertissement sans sanction financière.
### Tevita Tatafu échappe aux sanctions sportives
Le cas du pilier international français était le plus sensible, puisqu’il encourait une suspension, voire une radiation. La commission a préféré une sanction symbolique : une amende de 500 euros avec sursis, sans aucune suspension. Ainsi, Tatafu reste pleinement disponible pour les prochaines échéances, notamment pour une possible sélection avec le XV de France lors de la tournée estivale.
### Un verdict mesuré pour l’Aviron Bayonnais
Si l’amende prononcée reste importante, aucune sanction sportive ne viendra perturber la compétitivité du club. Le verdict, jugé relativement clément au regard des peines maximales possibles, marque la fin du volet disciplinaire. L’Aviron Bayonnais va désormais pouvoir se concentrer sur la fin de sa saison sportive.
### Rappel des faits
En septembre 2024, Tevita Tatafu avait signé un pré-contrat de quatre ans avec l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), activant une clause de sortie à 500 000 euros alors qu’il était lié à Bayonne jusqu’en 2026. En janvier 2025, dans un retournement de situation, l’Aviron Bayonnais a annoncé la prolongation de Tatafu jusqu’en 2030, provoquant un conflit entre les deux clubs. Laurent Marti, président de l’UBB, avait exprimé son étonnement : « Des documents ont été signés… », avant de menacer d’engager une procédure judiciaire.
Ce mercredi, les sanctions, jugées clémentes, tombent et risquent de faire réagir vivement le président bordelais Laurent Marti.







